Lors de sa visite, qui est doublée d’une « tournée de confiance » de l’assistant du ministre des Affaires étrangères chinois Wu Hongbo, M. Wen Jiabao se rendra tout d’abord au forum économique mondial de Davos, en Suisse, et s’arrêtera ensuite en Allemagne, en Belgique, en Espagne et au Royaume-Uni. Il rencontrera les leaders des institutions européennes ainsi que la présidence tchèque de l’UE à Bruxelles le vendredi 30 janvier.
Paris a minimisé l’omission, relevant que le Premier ministre chinois ne visitait pas l’ensemble des 27 Etats membres. Les Chinois n’ont pas fait de commentaire quant au raisonnement sous-jacent à l’itinéraire.
Le média officiel du gouvernement chinois, Xinhua, a déclaré que M. Wen Jiabao se concentrera sur les réformes économiques chinoises en cours et examinera les manières de stimuler la coopération entre l’UE et la Chine. Il étudiera également la possibilité de se joindre aux efforts de la communauté internationale pour surmonter la crise financière mondiale.
La demande de Chine et sa croissance économique serviront d’impulsion au redressement de l’économie mondiale, d’après un commentaire de l’agence officielle Xinhua à propos du voyage du Premier ministre chinois.
Le Financial Times a rapporté que M. Wen Jiabao devrait donner des arguments selon lesquels la principale contribution chinoise à la solution de la crise économique sera de conserver une croissance relativement importante, partiellement stimulée par un plan de dépenses fiscales.
Figurera également au sommet de l’agenda : le rôle de la Chine dans la lutte contre le changement climatique, le compte à rebours avant le sommet de Copenhague en décembre continuant de tourner. La Chine, comme les autres pays développés, a incité les économies développées à endosser la responsabilité de la majorité des charges impliquées par la réduction des émissions de CO2.
Pékin considère qu’il devrait, au XXIe siècle, pouvoir tirer profit du développement industriel, comme les Etats occidentaux ont pu le faire de la révolution industrielle au cours des 200 dernières années, mais l’UE met en avant le fait que la Chine compte lourdement sur le charbon pour la production énergétique. La Chine a exprimé le souhait de réduire les émissions dans le cadre de l’accord international sur le changement climatique, mais insiste sur les transferts de la technologie propre en provenance des pays développés.
L’année dernière, avant le sommet annulé, le Premier ministre chinois avait déclaré que les pays riches devaient abandonner leur mode de vie non durable et en faire plus pour aider les nations pauvres à s’adapter aux effets du changement climatique.
Toutefois, les problèmes liés aux droits de l’homme et à la liberté de la presse seront probablement soulevés par les responsables politiques européens avant l’arrivée de la délégation chinoise à Bruxelles vendredi. Quelques eurodéputés se sont associés aux représentants de Reporters sans frontières pour faire pression en faveur de la réouverture de la chaîne non censurée en langue chinoise, NTDTV.



