Pierre Morel sera chargé de la supervision de la « Mission de surveillance de l’Union européenne (EUMM) ». Le budget de cette mission s’élève à 31 millions d’euros sur une période initiale d’un an. Les quartiers généraux de la mission seront implantés à Tbilissi, et des bureaux régionaux ouvriront également dans le reste du pays.
L’EUMM ne se trouvera pas sous l’autorité de l’ONU ou de l’OSCE. Elle sera en effet une mission autonome conduite par les Européens selon la politique européenne de sécurité et de défense (PESD).
Agé de 64 ans, M. Morel a été ambassadeur auprès de la Russie entre 1992 et 1996. Il est l’actuel représentant de l’UE en Asie centrale. Il devrait travailler sous l’autorité de Javier Solana, le chef de la politique étrangère de l’UE, et son mandat sera convenu prochainement.
Il semble que la France tient le rôle principal dans la définition de la mission de l’EUMM. Paris fournira en effet plus d’un tiers des observateurs. Par ailleurs, le chef de l’EUMM n’a pas encore été choisi.
Les ministres européens se sont également mis d’accord sur l’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur le conflit en Géorgie. Les détails de cette enquête doivent encore être définis.
Entre-temps, la commissaire aux Affaires extérieures Benita Ferrero-Waldner a annoncé l’octroi d’un paquet de 500 millions d’euros, qu’elle présentera à l’occasion d’une conférence de donateurs pour la Géorgie qui aura lieu en octobre.
Une partie de cette somme sera allouée à l’énergie et aux infrastructures en Géorgie. C’est ce qu’a fait savoir la commissaire, qui a également fait part de ses craintes quant au projet européen de gazoduc Nabucco, remis en question suite à l’invasion russe de la Géorgie. Ce gazoduc a pour objectif d’alimenter l’Europe en gaz autre que russe, en passant notamment par la Géorgie (EurActiv 25/08/08).



