Lors d’un entretien téléphonique avec le président russe Dmitri Medvedev, M. Sarkozy lui a indiqué qu’« un retrait sans délai de toutes les forces militaires russes entrées en Géorgie depuis le 7 août » devait avoir lieu. C’est ce que l’Elysée a fait savoir dans un communiqué, ajoutant que M. Medvedev avait promis le début du retrait pour aujourd’hui 18 août.
Selon le Kremlin, M. Medvedev a déclaré à M. Sarkozy que les forces russes présentes en Géorgie allaient commencer à se déplacer vers l’Ossétie du Sud et vers une zone de sécurité qui correspond approximativement à ses frontières.
Dans une tribune pour le quotidien français Le Figaro, M. Sarkozy a prévenu M. Medvedev des conséquences graves qu’une « non-exécution de l’accord du cessez-le-feu du 12 août aurait sur les relations de la Russie avec l’UE ».
Faisant allusion à la possible tenue d’un Conseil européen extraordinaire, le président français a également fait savoir que l’UE devrait revoir ses relations avec Moscou.
Dans la même tribune, M. Sarkozy ajoute : « Nous devrons aussi déterminer si l'intervention de la Russie contre son voisin géorgien aura été une réponse brutale et excessive, dans ce cas singulier, ou si elle inaugure un nouveau durcissement de Moscou vis-à-vis de ses voisins et de la communauté internationale tout entière ».
La chancelière allemande Angela Merkel s’est elle aussi rendue à Tbilissi dimanche 17 août pour rencontrer le président Saakashvili. Signalant que le monde avait les yeux tournés vers la Russie, elle a estimé que la crédibilité du pays était en jeu dans cette affaire.
La secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice partage la même position que les autres alliés occidentaux de Saakashvili. Elle a indiqué à la télévision américaine que la réputation de la Russie était « en lambeaux ».
Entre-temps, l’International Herald Tribune a cité des sources militaires américaines affirmant que l’armée russe avait déployé des rampes de lancement de missiles tactiques en Ossétie du Sud. Selon ces sources, les missiles SS-21 pourraient atteindre une grande partie du territoire géorgien, dont la capitale Tbilissi, depuis leurs nouvelles positions au nord de Tskhinvali, la capitale d’Ossétie du Sud.



