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29 novembre 2009
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MM. Obama et Medvedev s'entendent sur la défense antimissile [FR][en][de

Publié: mardi 7 juillet 2009   

Les présidents russe et américain semblent avoir progressé hier (6 juillet) sur l’affaire de la défense antimissile, une question ayant un impact direct sur les relations transatlantiques, a rapporté la presse internationale. 

Contexte:

Lors de sa campagne électorale, le président américain Barack Obama est resté serein sur un accord atteint par son prédécesseur, George W. Bush, consistant à installer un radar en République tchèque et un intercepteur de fusées en Pologne, pour abattre des missiles tirés par des pays comme l’Iran ou la Corée du Nord. 

En République tchèque, la question du radar a pris une dimension particulière. En effet, au Sénat tchèque, les législateurs ont averti qu’ils ne pourraient ratifier le traité de Lisbonne sans la ratification concomitante d’un accord visant à l’installation d’un système de radar avec les Etats-Unis (EurActiv 19/03/09).

Un lancer de missile balistique par la Corée du Nord pendant la première visite de M. Obama à Prague le 5 avril a apparemment modifié la position américaine. M. Obama a déclaré à Prague qu’il souhaitait maintenant la construction de ce bouclier antimissile basé en Europe centrale (EurActiv 06/04/09). 

La Corée du Nord semble à présent disposer d’une arme qui peut atteindre le territoire américain, lui permettant pour la première fois de menacer directement son principal adversaire, selon les analystes. 

Le missile, connu sous le nom de Taepodong-2, est d’une conception rudimentaire, se compose de plusieurs niveaux et renferme un mauvais système de guidage ; les préparations d’un lancer prennent en outre plusieurs semaines. Les satellites espions américains peuvent facilement en surveiller les préparations et il devrait leur être relativement facile de les détruire avant même leur lancement, si le choix en est fait. 

La Corée du Nord, qui a testé un dispositif nucléaire en 2006, n’est pas encore capable de miniaturiser une arme atomique afin de la monter sur une ogive, ont affirmé les experts. 

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Autres articles:

Lors de cette visite officielle de deux jours à Moscou, le président américain Barack Obama semble avoir fait des progrès avec son hôte Dimitri Medvedev sur le différend de longue date concernant les projets de défense antimissile américain : les deux dirigeants se sont mis d’accord pour travailler ensemble afin d’examiner les risques posés par des pays tels que l’Iran ou la Corée du Nord. Ils ont également convenu d’aller plus loin en terme de coopération sur la défense antimissile et d’intensifier les discussions pour établir un centre conjoint pour la détection précoce de mises à feu hostiles.

Alors que la plupart des autres accords ont été mis en forme par des négociateurs en amont du sommet, MM. Obama et Medvedev ont eux-mêmes négocié cet accord antimissile, a déclaré Michael McFaul, un spécialiste russe reconnu de l’administration Obama, cité par le Boston Globe.

Jusqu’à cette rencontre, les Russes avaient refusé d’accepter une quelconque déclaration sur la coopération en matière de défense antimissile à moins que les Etats-Unis ne renoncent également à leur projet de déployer leur système en Pologne et en République tchèque.

M. Obama a déclaré qu’il avait dit à M. Medvedev que les officiels américains étaient encore en train de procéder à une revue des options concernant la défense antimissile en Europe et qu’il tiendrait la Russie informée de ses conclusions dès que la revue serait complète, ce qui devrait être le cas avant la fin de l’été, selon lui.

Des conseillers ont déclaré que les discussions sur l’Iran et sur la défense antimissile avaient dominé la rencontre de presque quatre heures entre MM. Obama et Medvedev.

Des analystes indépendants ont qualifié cet accord sur les armes de premier pas modeste mais significatif. L’accord semble avoir du poids politique, ont-ils dit, puisque la Russie était obsédée par les projets de défense antimissile en Europe centrale, exagérant excessivement les conséquences d’un projet auquel elle s’était opposée avec véhémence.

MM. Obama et Medvedev sont aussi parvenus à un accord préliminaire pour réduire leurs arsenaux nucléaires respectifs de plus d’un tiers. La Russie et les Etats-Unis détiennent à eux deux 90 % de l’arsenal nucléaire mondial.

L’accord, qui trace un chemin clair mais néanmoins difficile pour le remplacement du traité de référence de 1991 sur le contrôle des armes START qui expire en décembre, a été le plus significatif parmi ceux signés lors de ce sommet.

Les deux dirigeants ont aussi signé des pactes permettant le transit de personnel militaire et d’armes américains via la Russie vers l’Afghanistan, restaurant des liens entre militaires, et prenant des engagements pour une coopération de limitation de la diffusion de matériaux nucléaires.

(Avec agences).

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