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30 novembre 2009
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L'UE prévoit de reproduire l'expérience Mugabe à l'égard du dictateur biélorusse [FR][en][de

Publié: lundi 16 mars 2009   

Cherchant un moyen d'autoriser le président biélorusse à participer au sommet à Prague consacré au partenariat oriental, les ministres des Affaires étrangères de l'UE tenteront, aujourd'hui (16 mars), de reproduire l'expérience faite lors d'un autre sommet de l'UE auquel avait été invité le président du Zimbabwe, Robert Mugabe. 

Contexte:

L'UE n’a pas interdit au prédisent zimbabwéen, Robert Mugabe, de prendre part au sommet UE-Afrique qui s’est tenu en décembre à Lisbonne, sous la présidence portugaise de l’UE, et ce malgré les sanctions européennes qui lui ont été imposées. 

Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, en particulier, a fait un effort spécial tout au long du sommet pour ne pas côtoyer M. Mugabe. 

Une interdiction de voyager dans l’UE a été imposée à M. Mugabe. Le président zimbabwéen détient le pouvoir depuis 1980 et selon des allégations, il aurait été être réélu en 2002 grâce à une fraude électorale. 

La présence de M. Mugabe à Lisbonne a été fortement critiquée par des défenseurs des droits de l’homme et a, dans une certaine mesure, jeté une ombre sur la présidence portugaise de l’UE.

A lire aussi:

Autres articles:

Il n’y a toujours pas de consensus dans l’UE sur la question de savoir si le président biélorusse, Alexandre Loukachenko, considéré comme le dernier dictateur d'Europe, devrait participer au lancement du partenariat oriental (EurActiv 04/12/08) lors d’un sommet à Prague.   

Ce sommet, qui aura lieu le 7 mai, réunira des dirigeants de l’UE et des chefs d’Etat et de gouvernement d’Ukraine, de Moldavie, de Géorgie, d’Arménie, d’Azerbaïdjan et de Biélorussie. 

Selon des sources diplomatiques, les Pays-Bas et la Suède sont les pays qui s’opposent le plus à ce que M. Loukachenko participe au sommet. En principe, Prague pourrait prendre l’initiative d’inviter le président biélorusse, mais il vaudrait mieux que des questions aussi sensibles soient coordonnées au sein des 27, ont insisté des observateurs. 

Parallèlement, l’Allemagne et un grand nombre d’autres pays souhaitent récompenser la Biélorussie pour ses récentes actions. Minsk a en effet gagné de la crédibilité politique en reconnaissant les régions séparatistes d’Abkhazie et d'Ossétie du Sud à la suite du conflit militaire en août 2008. Deux mois plus tard, l’UE a levé temporairement l’interdiction de M. Loukachenko, à la suite de la libération de prisonniers politiques. 

Les ministres européens des Affaires étrangères devront également décider aujourd’hui des actions qu’ils envisagent prendre à l’égard de ces sanctions. Une possibilité serait de les prolonger d’une nouvelle période de six mois. 

Interrogés récemment par EurActiv sur la question de savoir si l’UE devrait inviter M. Loukachenko au sommet consacré au partenariat oriental à Prague, des représentants biélorusses d’un think tank d’opposition ont indiqué que l’UE pourrait inviter le président biélorusse, mais ne devrait rien lui promettre (EurActiv 04/03/09). 

Prochaines étapes:

  • 7 mai 2009 : le sommet de l’UE doit lancer le partenariat oriental à Prague

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