Sections
Mini Sections
Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Head of Section, responsible for high-performance computing and data handling
Mettre une annonceLes résidents non belges de Bruxelles devraient se voir accorder le droit de vote aux élections régionales. C’est la conclusion d’une conférence qui s’y est tenue la semaine dernière, en vue de débattre de l’avenir de la capitale européenne à multiples facettes.
Le forum des citoyens bruxellois de samedi dernier (25 avril) (Etats généraux de Bruxelles) a vu défilé quelques 2 600 parties intéressées de toute la région et qui ont pris part à 18 ateliers de travail.
En amont de la rencontre, sept mois de consultations intensives ont eu lieu entre els représentants des différentes communautés linguistiques, politiques et professionnelles de la région de Bruxelles.
Au total, dix organisations représentatives étaient derrière ce processus, y compris les importantes syndicats CSC-ACV et FGTB-ABVV, l’association d’employeurs BECI, des plateformes culturelles, des associations environnementales, et trois think tank qui s’occupent du futur durable et européen de Bruxelles : Aula Magna, Manifesto et BruXselforum.
Les trois principales universités de la capitale belge – VUB, ULB, et la Faculté Universitaire de Saint Louis – ont fourni des conseils universitaires, et ont utilisé le rassemblement pour annoncer un nouveau projet en commun : l’Institut d’Etudes de Bruxelles.
Pendant ce temps en mai, le Vice-Président de la Commission européenne Sim Kallas a présenté des projets pour donner au quartier européen à Bruxelles un lifting spectaculaire, annonçant les gagnants d’une compétition visant à revitaliser le quartier en lui donnant un visage plus symbolique et humain (EurActiv 06/03/09)
Les intervenants ont aussi appelé de leurs voeux que la « ville mondiale » de Bruxelles se coordonne mieux avec les régions belges voisines.
La conférence a rassemblé tous les partis politiques belges majeurs, à l’exception du groupe nationaliste flamand Vlaams Belang, pour discuter de la relation entre les communautés francophones et néerlandophones de Bruxelles.
En dépit de divergences évidentes, les responsables politiques et les représentants de la société civile ont atteint un accord sur un certain nombre de questions clé, au nombre desquelles :
Un Bruxelles multinational et multilingue
Plus de la moitié de la population de la capitale belge est d’origine étrangère, et la plupart de ses ménages sont multilingues, signale les Etats généraux de Bruxelles.
Mais Bruxelles n’est pas encore un modèle de ville viable, ce n’est ni un endroit de dialogue interculturel, ni un endroit où l’égalité des chances vaut pour chacun, conclut le document final.
En effet, les résidents de Bruxelles qui sont nationaux européens sans être belges ont la faculté de voter dans leur pays d’adoption aux élections européennes et locales (élections communales), mais préfèrent voter chez eux ou pas du tout.
De tels résidents n’ont pas le droit de vote aux élections régionales du Parlement bruxellois, qui aura un rôle plus important à jouer dans le modelage de l’avenir de la ville.
Le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, Charles Picqué, a déclaré que les domaines de compétence de la région avaient besoin d’être définis plus clairement.
Esquissant une vision possible du futur, il a appelé à l’établissement d’un Conseil des Ministres pour permettre aux trois régions de la Belgique de mieux coordonner leur travail, et d’une circonscription électorale pour rassembler la région de Bruxelles et ses environs.
Questionné par EurActiv à propos des projets pratiques pour permettre aux ressortissants européens non belges de participer aux élections régionales, le Ministre de l’Economie de la Région de Bruxelles-Capitale, Benoît Cerexhe, a déclaré qu’il y avait un accord général pour se diriger vers cette solution, le plus vraisemblablement tôt dans la prochaine législature du Parlement de Bruxelles après les élections européennes.
Le coordinateur du Etats généraux de Bruxelles, Alain Deneef, a appelé la prochaine présidence belge de l’Union à promouvoir Bruxelles en tant que vraie capitale de l’Europe. Il a expliqué que Bruxelles devait travailler plus dur pour intégrer pleinement ses classes ouvrières dans les politiques de la ville, en particulier « l’Europe d’en bas » - citant des résidents d’origine turque et magrébine – et « l’Europe d’en haut » des expatriés eurocrates et des autres professionnels des cercles européens.
M. Deneef a traité Bruxelles de la même façon que les autres importants centres culturels multiethniques, comme Londres, Berlin et New-York. Il a aussi comparé la capitale belge à Tolède au Moyen-Âge et Sarajevo avant la guerre des Balkans.
4-7 juin 2009: Elections du parlement européen et de la région de Bruxelles-Capitale.
Juillet - déc. 2010: Présidence belge de l’UE.