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Les fédérations d'entreprises tentent de tirer des éléments positifs de la crise

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Publié 23 mai 2012

Alors que l'Europe traverse une période difficile, les associations d'entreprises de l'UE ont tenté de mettre en exergue quelques éléments positifs lors de leur événement annuel à Bruxelles.

L'Euroconference de cette année, qui a eu lieu le 15 mai dernier, a rassemblé les principaux acteurs du petit monde des associations professionnelles basées à Bruxelles.

La crise n'épargne personne et les associations d'entreprises traversent elles aussi une période difficile, confrontées à l'austérité en Europe et à une concurrence féroce à l'étranger.

La plupart des intervenants ont cependant affirmé que l'Europe pourrait saisir cette opportunité pour sortir plus forte de la crise.

Les économistes du groupe de réflexion Bruegel et la Commission européenne ont tenu à souligner la manière adéquate dont avaient été mis en oeuvre les programmes d'austérité en Irlande, au Portugal et en Grèce. Même si la croissance économique reste stagnante, voire négative, dans de nombreux pays d'Europe, les économies de l'Allemagne et de pays comme la Pologne tournent à plein régime.

En outre, la Banque centrale européenne a joué le rôle de soldat du feu en plein coeur de la crise en injectant des liquidités dans l'économie.

Le leadership politique n'a par contre pas été à la hauteur, selon la plupart des intervenants.

Réactions : 

Thérèse De Liedekerke, directrice exécutive de BusinessEurope, l'organisation qui représente les employeurs dans l'UE, a affirmé que le secteur public pourrait changer la donne en Europe en investissant davantage dans les infrastructures, l'éducation et les transports. Il faudrait selon elle développer les accords de libéralisation. Elle a expliqué qu'une zone de libre-échange de l'Atlantique Nord qui réduirait de 10 % des droits de douane pourrait générer une croissance progressive du PIB de 0,2 % et créer plus de 400 000 emplois.

Mme Liedekerke a assuré que les entreprises européennes continuaient de soutenir le modèle de la « flexicurité » sur le marché de l'emploi, tout en mettant l'accent sur l'innovation qui devrait bientôt être davantage encouragée si les Européens finalisent leur accord sur les brevets européens.

Karl Cox, le vice-président de l'entreprise américaine de TIC Oracle et vice-président de la Chambre américaine du commerce auprès de l'UE, a mis en exergue les points forts de l'Europe, comme sa main-d'œuvre qualifiée, l'accès à l'éducation supérieure, un secteur public généralement solide et fiable, ainsi qu'une population diversifiée. Selon lui, ces qualités ont grandement contribué produire des produits plus innovants que la Chine ou le Japon, notamment dans le domaine des logiciels.

Les services représentent 70 % du PIB européen, mais seulement 30 % des exportations, a fait remarquer M. Cox. Les marchés émergents se développent et l'industrie européenne doit recruter davantage d'immigrés qualifiés et continuer ses activités économiques, tout en investissant encore plus dans ces marchés émergents.

Erika Mann, directrice des affaires européennes pour Facebook, a expliqué comment, en quelques années, son entreprise s'était développée en Europe, malgré la foule de règles différentes en matière de protection des données.

De nombreuses petites et moyennes entreprises européennes dynamiques ont prospéré en utilisant Facebook comme une plateforme, a-t-elle affirmé. L'Europe a encore des défis à relever, surtout s'agissant de se développer à l'échelle mondiale, mais, tout comme l'AmChamEU, elle pense que les plus proches voisins de l'UE offrent de grandes opportunités, surtout dans la région qui relie le Maroc à la Turquie.

Le Dr Guntram Wolff, du groupe de réflexion économique bruxellois Bruegel, a lui aussi reconnu les obstacles qui se dressaient sur le chemin des entreprises européennes de TIC souhaitant se développer à l'étranger, mais il serait selon lui possible de réformer le budget de l'UE pour soutenir des politiques de croissance, malgré l'inertie du processus de prise de décision et des intérêts divergents dans des domaines tels que la politique agricole commune (PAC). 

EurActiv.com - traduit de l'anglais par Amandine Gillet
Contexte : 

De nombreuses entreprises rejoignent les associations professionnelles européennes pour s'assurer que leur voix sera entendue dans l'arène bruxelloise.

Toutefois, ces dernières années, les fédérations d'entreprises sont confrontées à une concurrence accrue de la part des entreprises individuelles lorsqu'il s'agit d'influer sur le processus de prise de décision de l'Union.

Les entreprises d'affaires publiques doivent encore trouver leur place dans le paysage d'après crise en Europe. De nombreuses sociétés ont réduit leurs dépenses dans le but de diminuer les coûts et de se remettre des affres de la récession.

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