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9 juillet 2009
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Les lobbyistes européens favorables à des règles minimales de transparence [FR][en

Publié: lundi 11 septembre 2006    | Mis à jour: mercredi 20 septembre 2006   

Les 'professionnels en affaires européennes' rejettent cependant la proposition dont l'objectif est de tenir les entreprises pour responsables en cas de non-respect du code de conduite et de les obliger à divulguer leurs budgets.

Contexte:

En novembre 2005, la Commission a lancé l'initiative européenne sur la transparence afin de renforcer les réglèes éthiques entre les décideurs européens et les lobbyistes, les ONG's et autres groupes d'intérêts, estimés à environ 15000, qui tentent de les influencer.

Dans son Livre Vert, la Commission élimine l'enregistrement obligatoire des lobbyistes en argumentant qu'"un système plus serré d'auto-régulation serait plus approprié".  Les mesures proposées incluent:

  •  un système facultatif d'enregistrement,  "géré par la Commission, incitant clairement les lobbyistes à s'enregistrer". Parmi les incitations proposées figureraient "le fait d'être automatiquement averti des consultations organisées sur les questions présentant un intérêt pour les lobbyistes"
  • un code de déontologie commun à l'ensemble des lobbyistes [...] "élaboré par le corps des lobbyistes lui-même, éventuellement en consolidant et en améliorant les codes existants"
  •  un système de suivi et de sanctions  "en cas d'enregistrement incorrect et/ou de violation du code de déontologie

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Autres articles:

Dans sa contribution à l'initiative européenne en matière de transparence datée du 28 juillet, la Société des professionnels en affaires européennes (SEAP) a présenté sa position en tant qu'organisation engagée dans la régulation des comportements éthiques des lobbyistes à Bruxelles.

La SEAP a défini des "standards éthiques élevés" pour ses 200 membres qui, pour la plupart, représentent des intérêts commerciaux auprès des institutions communautaires. Ces membres ont adopté un code de conduite volontaire.

Dans sa contribution, la SEAP indique être en faveur d'une transparence accrue et précise que ses membres sont disposés à s'enregistrer sur une base de données publique qui donnerait des détails sur les objectifs de chaque organisation ou firme qu'ils représentent ainsi que "des informations financières générales", comme leur revenu annuel.  

Mais la SEAP insiste sur le fait que le système doit se fonder sur une base volontaire, car elle estime que "les comportements éthiques sont liées aux personnes, et non aux organisations". Selon la Société, les éventuelles sanctions en cas de violation du code de conduite doivent "concerner les membres individuellement". 

La SEAP s'oppose à l'idée de donner des informations budgétaires détaillées : "Nous sommes contre l'idée de fournir un rapport précis sur l'allocation des fonds à chaque campagne de lobbying, car cela serait impossible à quantifier".  D'autre part, la SEAP considère que "si l'enregistrement est évident pour les associations, il est délicat pour les consultants, qui représentent une grande variété de clients."

Pour la SEAP, un code renforcé qui s'imposerait à l'ensemble de la profession, qui comprend des avocats, des consultants, des lobbyistes environnementaux et des organisations de la jeunesse, n'est pas souhaitable.

Cependant la SEAP reconnaît la nécessité, pour les institutions européennes, d'établir des règles minimales, qui devraient être intégrées aux codes de conduite des différentes professions. "Chaque lobbyiste doit rester libre de se lier à l'organisation professionnelle de son choix", estime la SEAP, ajoutant que les "procédures de sanctions devraient rester spécifiques à chaque organisation" et ne pas être "déterminées par l'extérieur";

Néanmoins, la SEAP considère que le Médiateur européen pourrait remplir le rôle d'observateur externe afin de contrôler la conformité de chaque code.

Positions:

Récemment, l'EPACA, l'Association européenne des cabinets de conseil en affaires publiques, qui représente 34 cabinets en affaires publiques à Bruxelles, a nommé une commission indépendante pouvant exclure une compagnie en cas de violation du code de conduite volontaire. Avec 34 membres employant plus de 700 personnes, EPACA représente environ 70% des cabinets de conseil en affaires publiques européennes.

Paul de Clerck, chargé des questions de responsabilité des entreprises pour les Amis de la Terre, considère que la Commission devrait imposer des sanctions lourdes contre ceux qui ne respectent pas les règles éthiques. Par exemple, la Commission pourrait exclure les contrevenants à toute forme de consultations, les inscrire sur une "liste noire" et leur interdire l'accès aux bâtiments des institutions.

Mais en l'absence de sanctions lourdes, qui sont pour le moment exclues par la Commission, la SEAP estime que le le Livre Vert de la Commission ne contient pas grand chose en matière d'incitations, parmi lesquels figurent le fait d'etre automatiquement averti des consultations organisées sur les questions présentant un intérêt pour les lobbyistes.

La SEAP "ne voit pas vraiment de valeur ajoutée ... dans les mesures d'incitations pour l'enregistrement mentionnées dans le Livre Vert".

Cette question avait notamment été soulevée par Jeremy Galbraith, de Burson-Marsteller  à Bruxelles, membre d'EPACA. Selon lui, le mécanisme d'alerte n'est pas une nouveauté car la plupart des lettres d'informations des institutions européennes et des alertes électroniques sont déjà disponibles sur simple enregistrement par e-mail. 

Prochaines étapes:

  • 31 août 2006 : Fin de la consultation publique sur le Livre vert relatif à l'initiative européenne en matière de transparence.
  • Publication d'un document par la Commission proposant des élements concrets pour l'enregistrement.

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