Sections
Mini Sections
Head of Section, responsible for high-performance computing and data handling
Senior Manager, European Electricity Policy
Senior Manager, European Regulation
EU Affairs - Online Media Sales Manager
Senior Media Officer / Head of Press relations Team
Policy advisor Economics and Finance
Consultant (Scientist) - EU FP7 Project 'SafeWind'
Psychiatrist, Public Health Expert or Clinical Psychologist
Energy Engineers and Economists (fixed-term contract)
Mettre une annonceA la tête du BEUC, le Bureau européen des unions de consommateurs, pendant presque vingt ans, Jim Murray a identifié les défis émergents pour la politique de consommation et partage son avis sur les présidences européennes dans un entretien exclusif à EurActiv.
Nombre de nouveaux défis sont apparus depuis que Jim Murray a pris la place de directeur du BEUC en 1990, une fonction qu’il quitte après 18 ans d’exercice. Le sujet prioritaire, d’après lui, est la protection des droits du consommateur dans un monde en ligne qui va plus loin que le simple divertissement audiovisuel pour inclure l’information, la culture et l’éducation.
« Les droits numériques sont en effet une nouveauté, mais ce terme n’est pas tout à fait adapté pour englober l’ensemble des changements récents liés aux technologies de l’information », déclare M. Murray. « Avec l’Internet et les courrier électroniques, nous devons faire face aux défis du commerce électronique, des droits de propriété intellectuelle, de la gouvernance, de la mondialisation » et du processus de « désintermédiation » par lequel le consommateur achète de plus en plus en ligne au lieu de passer, par exemple, par un détaillant ou une agence de voyage.
Quant au défi émergent de l’énergie, M. Murray admet que la libéralisation « peut parfois entraîner des hausses de prix pour les consommateurs nationaux », mais doute fortement que la politique de libéralisation de l’énergie de la Commission en soit responsable.
En fait, d’après ses propos, « le principal facteur semble être le prix du pétrole, qui est lui-même influencé par des facteurs économiques et non économiques, notamment des facteurs politiques ».
Néanmoins, il avertit que les fournisseurs d’énergie pourraient être tentés de surcharger les consommateurs nationaux « relativement captifs » dans un marché encore dominé par une poignée de puissants acteurs. « Le BEUC ne privilégie généralement pas le contrôle direct des prix, mais ce pourrait un cas nécessitant des plafonds de prix pour les consommateurs nationaux dans les premiers jours de la libéralisation des marchés énergétiques », estime-t-il.
L’alimentation est un autre défi émergent, notamment avec le prix des aliments de base comme le lait et le blé, qui ont subi une pression croissante en 2007, en partie en raison de la hausse de la demande internationale (EurActiv 5/09/07). Il semble cependant plus pessimiste sur ce sujet. « Il semble probable que les prix de l’alimentation augmentent encore pendant quelques temps pour différentes raisons », ajoute-t-il.
Durant ses dix-huit ans au BEUC, M. Murray a suivi l’évolution de l’UE, passant d’une Communauté de 12 membres à une Union forte de 27 pays. Il a connu pas moins de 34 présidences. EurActiv n’a pas résisté à la tentation de lui demander quelques anecdotes.
M. Murray se souvient : « Il n’y a pas eu de schéma unique pour les présidences ». Il admet cependant que « certaines ont été embarrassantes ».
« Une fois, le ministre a commencé à lire un discours destiné à une autre délégation, jusqu’à ce que l’un de ses fonctionnaires ne l’interrompe. Une autre fois, le ministre a passé le plus clair de la réunion à regarder l’une de mes collègues ».
Pourtant, il estime que les présidences ont évolué, devenant plus sérieuses avec les années, au fur et à mesure de l’augmentation du nombre de dossiers à traiter dans le cadre de la procédure de codécision.
« Généralement, les petits Etats membres sont plus « présidentiels », tandis que les grands ont tendance à considérer la présidence comme une opportunité pour promouvoir leur agenda national ».