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M. Barroso rend ses « devoirs d’été » la semaine prochaine [FR]

Publié 26 août 2009
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Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui s’apprête à mener un combat difficile pour sa réélection, a déclaré hier (25 août) qu’il enverrait la semaine prochaine aux groupes politiques du Parlement européen son programme pour les cinq prochaines années à la tête de l’exécutif européen.

M. Barroso, qui a dû travailler pendant la pause estivale afin d’échafauder un programme détaillé pour les cinq prochaines années à la demande des groupes politiques de l’assemblée européenne, a annoncé qu’il enverrait son texte aux eurodéputés la semaine prochaine, et qu’il serait prêt à en discuter avec ceux qui le souhaiteraient les 8 et 9 septembre.

L’actuel président de la Commission a fait ces déclarations après avoir été questionné à la suite d’une réunion avec la présidente lituanienne en visite Dalia Grybauskaite.

Le « travail d’été » de M. Barroso, comme l’ont qualifié les journalistes, est devenu nécessaire lorsque les groupes socialiste, libéral et vert ont explicitement fait savoir qu’ils n’accepteraient pas un plan similaire à celui que M. Barroso avait présenté aux chefs d’Etat et de gouvernement lors du sommet de juin (EurActiv 18/06/09).

Les Socialistes et Démocrates (S&D) en particulier souhaitent que M. Barroso y intègre une partie de leur programme pour les élections européennes. Dans une lettre ouverte, Martin Schulz, dirigeant du groupe S&D au Parlement européen, a formulé 11 exigences au prochain président de la Commission (EurActiv 14/07/09), et son groupe devrait maintenant s’atteler à revérifier le texte produit par M. Barroso.

L’ancien premier ministre portugais, affilié au PPE, est l’unique candidat pour le poste, et un accord technique entre le Parti populaire européen (PPE) de centre-droit et les Social-Démocrates pour le partage de la présidence du Parlement de ces cinq prochaines années, conclu juste avant la pause estivale, suggère qu’ils seraient prêts à soutenir l’actuel président de la Commission, pour peu qu’il prenne en compte leurs priorités. Aucun candidat alternatif formel n’a émergé durant les vacances d’été.

Un porte-parole des groupes politiques a refusé de commenter l’agenda proposé par M. Barroso, expliquant que les groupes sont encore en vacances. Malgré le fait que cette semaine ait été réservée aux rencontres des groupes politiques, les principaux groupes les ont annulées et les eurodéputés ont prolongé leurs vacances d’été, a appris EurActiv.

Contexte : 

José Manuel Barroso a reçu le soutien unanime des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE en juin pour un second mandate de cinq ans à la tête de la Commission européenne (EurActiv 19/06/09). 

Leur soutien politique a été formalisé par une procédure écrite le 9 juillet. La Suède, l’actuelle titulaire de la présidence tournante de l’UE, avait insisté pour que M. Barroso soit reconduit dès que possible, affirmant qu’en temps de crise l’Union avait besoin d’un président de la Commission qui puisse exercer tous ses pouvoirs (voir LinksDossier d’EurActiv sur la présidence suédoise de l’UE). 

Cependant, la réélection de M. Barroso a pris un tout autre chemin au Parlement européen. Après la tenue des consultations arbitrées par la présidence suédoise de l’UE, il est apparu que le Parlement européen ne voterait pas sur la reconduction de M. Barroso à sa session plénière de juillet (EurActiv 02/07/09). 

Des eurodéputés des groupes socialistes et libéraux, soutenus par les Verts et l’extrême gauche, ont soutenu que toute décision sur des désignations importantes devraient attendre la fin des élections générales de septembre en Allemagne et le second référendum sur le traité de Lisbonne en Irlande, qui se déroulera le 2 octobre. 

En conséquence, juste avant les vacances, les dirigeants des groupes politiques du Parlement européen ont convenu de reporter jusqu’au 10 septembre leur décision sur la date d’un vote sur les postes de premier plan (EurActiv 17/07/09).

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