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Barroso au secours de Dell Irlande, avant le vote sur Lisbonne

Publié 21 septembre 2009
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Samedi (19 septembre), la Commission européenne a proposé 14,8 millions d’euros en aide aux travailleurs de l’usine irlandaise de Dell afin qu’ils trouvent un nouvel emploi, quelques semaines avant le vote irlandais sur le traité de Lisbonne.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a dévoilé ce projet d’aide lors d’un voyage officiel dans la ville de Limerick, à l’ouest, encore sous le coup de la perte de 2 000 emplois chez le fabricants de puce n° 1 dans le monde.

Je me réjouis que la Commission puisse faire la preuve, de manière concrète, de la solidarité de l’Union avec Limerick, a déclaré M. Barroso dans une ville qui est l’une des premières victimes du déclin du Tigre celtique.

L’Irlande doit ratifier le traité de Lisbonne, qui est conçu pour donner à Bruxelles un rôle plus important dans les affaires du monde, afin qu’il prenne effet dans les vingt-sept membres de l’Union.

Les électeurs irlandais, constituant moins d’1 % de l’UE dont la population s’élève à près d’un demi milliard d’âmes, ont rejeté le traité lors d’un référendum l’année dernière, et un second « non » aurait probablement pour effet de plonger l’Union dans la crise.

L’importance de l’Europe pour l’économie irlandaise en péril est le thème central de la campagne gouvernementale poussant à ratifier le traité de réforme de l’UE le 2 octobre, et M. Barroso a apporté son soutien à cet argumentaire.

La Banque centrale européenne a prêté plus de 120 milliards d’euros au système bancaire irlandais, soit 15 % des prêts totaux de la BCE, a affirmé M. Barroso à un public de membres du conseil et de représentants locaux de Limerick.

Faire partie de l’eurozone a fourni une ancre de stabilité vitale pour l’Irlande dans cette époque tourmentée, a-t-il déclaré.

Les sondages d’opinion suggèrent que l’Irlande approuvera le traité, qui est censé améliorer la prise de décision dans l’Union élargie, mais une proportion significative de l’électorat reste encore indécise, et les responsables s’inquiètent que l’impopularité abyssale du gouvernement ne génère un large vote protestataire.

Après le rejet de l’année dernière, Dublin espère que, d’une part, les concessions faites par Bruxelles, y compris le droit de conserver un commissaire irlandais, et d’autre part le besoin du soutien européen au cœur de la récession aideront à garantir une ratification cette fois-ci.

A Limerick, M. Barroso a mis en garde : l’Irlande pourrait perdre son droit de désigner un commissaire européen s’il rejette le traité de Lisbonne une seconde fois, et un vote négatif créerait une incertitude quant à la place de l’Irlande en Europe, aggravant encore l’état de son économie.

La subvention du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) aidera 2 400 travailleurs licenciés dans l’industrie informatique à trouver de nouveaux emplois, a déclaré M. Barroso.

Dans un entretien avec Reuters, vendredi, le ministre des Affaires étrangères Micheál Martin a affirmé que le vote était encore hors de vue pour le moment.

(EurActiv avec Reuters. Traduit de l’anglais par EurActiv)

Prochaines étapes : 
  • 2 Oct.: Second référendum sur le traité de Lisbonne en Irlande.
Contexte : 

L’incertitude sur le traité de Lisbonne a commencé lors du rejet du texte par les électeurs irlandais, lors du référendum populaire de juin 2008 (EurActiv 13/06/08).

Mis sous pression pour ratifier le texte, le gouvernement irlandais s’est engagé à organiser un second référendum vers la fin 2009 après avoir bénéficié d’un certain nombre de concessions de la part des dirigeants de l’UE, dont la promesse de conserver un commissaire et des garanties sur la neutralité, sur l’avortement (qui est illégal en Irlande) et sur la taxation (EurActiv 12/12/08).

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