Les présidences tchèque et suédoise de l’UE vont maintenant commencer les négociations avec les groupes politiques au Parlement afin de voir si une majorité d’eurodéputés est prête à le soutenir.
Un vote est attendu mi-juillet, mais les socialistes, les verts et les libéraux ont commencé à mener une campagne contre sa reconduction (EurActiv 10/06/09). Les concessions faites pour gagner leur approbation pourraient comprendre les présidences d’importantes commissions parlementaires, selon certaines sources proches du milieu.
Je suis extrêmement fier du soutien unanime que j’ai reçu de la part des chefs d’Etats et de gouvernements, a déclaré M. Barroso lors d’une conférence de presse tard mardi, ajoutant qu’il avait été ému par la forte manifestation de soutien qu’il a reçu de tous les dirigeants européens.
J’ai l’impression que le travail de cette Commission a été reconnu, a-t-il dit.
Jan Fischer, le Premier ministre tchèque dont le pays occupe actuellement la présidence tournante de l’UE, a déclaré que M. Barroso présentait des garanties de stabilité en ces temps d’incertitude. M. Barroso a recueilli l’approbation de la droite et de la gauche du spectre politique, a-t-il fait remarquer.
Nous voulons éviter les retards et être efficaces, a déclaré M. Fischer, ajoutant qu’il espérait que M. Barroso soit confirmé par le Parlement dès que possible.
L’ancien premier ministre portugais a souligné le fait qu’il avait reçu le soutien des dirigeants de droite et de gauche et il a exprimé l’espoir de voir le Parlement faire de même.
Le projet européen doit aller au-delà des clivages gauche-droite, a expliqué M. Barroso, l’Europe doit être politique mais pas partisane, a-t-il ajouté, déclarant qu’il faut la penser en dehors du cadre des partis.
Interrogé sur les priorités de son second mandat, M. Barroso a déclaré qu’il voudrait d’abord se concentrer le combat contre les crises économique et financière. Parvenir à un accord lors du sommet de l’ONU sur le changement climatique à Copenhague constitue son second objectif à court terme, a-t-il déclaré. Il n’a par contre pas donné davantage de détails sur les défis ou les programmes de long terme.
Les dirigeants ont donné à M. Barroso leur soutien politique, mais ils ne sont pas allés jusqu’à adopter un soutien légalement contraignant de peur d’être désavoués par le Parlement européen lors de son vote de juillet.
Des diplomates ont expliqué que les dirigeants européens donneraient juridiquement leur approbation à M. Barroso par le biais d’une procédure écrite si les discussions exploratoires avec les chefs des groupes politiques du Parlement montrent qu’une majorité émerge en sa faveur. Un vote formel se tiendrait alors à la mi-juillet lors de la session plénière d’ouverture du Parlement.
Entretemps, les dirigeants européens ont repoussé à aujourd’hui (19 juin) une décision sur les garanties offertes à l’Irlande en échange d’un second vote sur le traité de Lisbonne, que les Irlandais ont rejeté lors d’un référendum l’an dernier.
L’Irlande se montre favorable à un protocole avec un statut juridique équivalent au projet de traité, mais cela pourrait déclencher une nouvelle vague de ratifications dans certains Etats membres, avec une issue incertaine.



