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Buttiglione rejeté par la commission des libertés publiques du Parlement

Publié 12 octobre 2004 - Mis à jour 29 janvier 2010
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Joao Barroso vient de subir sa première crise politique suite à l'avis négatif exprimé par la commission des libertés publiques du Parlement européen au sujet du Commissaire désigné Rocco Buttiglione.

Par 27 voix contre 26, la commission des libertés publiques du Parlement européen a rejeté la nomination de l'Italien Rocco Buttiglione au poste de Commissaire en charge du  portefeuille "Justice et affaires intérieures".

Lors du vote du 11 octobre, qui s'est déroulé à huis clos, seuls les membres du PPE et les députés issus de formations d'extrême droite ont apporté leur soutien à M. Buttiglione, dont les propos sur l'homosexualité (qualifiée de "péché"), le rôle des femmes dans la société et le traitement des réfugiés avaient provoqué la controverse lors de son audition au Parlement européen.   

Même s'il n'est pas contraignant, ce vote est de nature à compliquer la tâche du nouveau président de la Commission européenne, José Barroso. M. Barroso doit rencontrer les présidents des groupes politiques au Parlement européen le 21 octobre prochain. Son porte-parole a souligné le 11 octobre : "Il s'agit du seul avis négatif exprimé par une commission du Parlement".   

Selon les règles institutionnelles en vigueur, le Parlement peut soit approuver, soit rejeter en bloc la Commission Barroso.  

Le premier ministre italien, Silvio Berlusconi, n'a pas caché sa colère à l'annonce du vote de la commission, estimant que celui-ci remettait en cause "la liberté de conscience et d'opinion d'un Commissaire catholique, qui se voit ici interdire de faire une différence entre la morale et la loi." 

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