Le Conseil est parvenu à une orientation politique sur le projet de décision concernant l'établissement du SEAE, comme le prévoit le traité de Lisbonne, sur la base de la proposition présentée par la haute représentante Catherine Ashton le 25 mars. L'accord d'aujourd'hui fournit une base pour une consultation avec le Parlement européen, selon le communiqué officiel publié à l'issue de la rencontre entre ministres des affaires étrangères au Luxembourg.
Je suis très satisfait de voir que le Conseil est parvenu à atteindre un accord politique basé sur ma proposition, a déclaré la haute représentante pour les affaires étrangères et la politique de sécurité Catherine Ashton.
Rien n'est mois sûr quant à la volonté du Parlement d'essayer d'avoir un impact sur la décision du Conseil. Jusqu'à maintenant, les trois principaux groupes de l'assemblée de l'UE ont affirmé que la proposition de Mme Ashton, qui sert de base à la décision du Conseil, ne reflètait pas les intérêts communautaires (EurActiv 21/04/10).
S'exprimant en marge de la rencontre luxembourgeoise, le ministre finlandais des affaires étrangères Alexander Stubb a déclaré qu'il était temps de mettre fin aux luttes d'influence pour permettre au SEAE de commencer à fonctionner.
Chaque jour que nous perdons aujourd'hui est un jour de trop, a déclaré M. Stubb à propos des retards dans la formation du nouveau corps diplomatique, qui devrait rassembler près de 7000 personnes, y compris 4500 diplomates à l'étranger, et qui aura des missions dans plus de 130 pays.
Nous vivons dans un monde nouveau et multipolaire avec une pléthore d'acteurs, allant de la Chine au Brésil en passant par l'Inde et la Russie. Ils ne pourraient pas moins se soucier du fait que l'UE ne parvient pas à agir ensemble. Nous devons produire quelque chose aujourd'hui, c'est aussi simple que ça, a-t-il dit.
Nous avons une nouvelle institution et il s'agit du service diplomatique de l'UE. Il est temps de mettre fin aux conflits internes bruxellois et au fondamentalisme institutionnel. Il nous faut lui donner le feu vert, a-t-il dit.
Le processus qui verrait le Parlement imposer sa marque sur le SEAE pourrait prendre des mois, affirment des personnes proches du dossier. Les estimations les plus optimistes pour un début formel des opérations du SEAE en tant que service d'action extérieure unique – le plus récent au monde – se situent quelque part en septembre, expliquent les diplomates.
(EurActiv avec Reuters. Article traduit de l'anglais par EurActiv).



