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28 novembre 2009
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Un chancelier eurosceptique à la tête de l’Autriche [FR][en][de

Publié: lundi 24 novembre 2008   

Hier 23 novembre,  une autre grande coalition s’est formée en Autriche entre les socio-démocrates (SPÖ) et le Parti populaire conservateur (ÖVP). Mais cette fois-ci, le nouveau gouvernement devrait être conduit par un chancelier eurosceptique.

L’accord de coalition de 200 pages indique que le gouvernement s’écroulera si l’un des partis décide d’appuyer un référendum en vue d’un nouveau traité européen. C’est le Parlement autrichien qui avait ratifié le traité de Lisbonne en avril 2008, alors que l’opposition de droite appelait à un référendum. 

Le nouveau chancelier potentiel Werner Faymann (SPÖ) insiste sur la nécessité d’organiser un référendum national en cas de nouveau traité européen. Mais son futur vice-chancelier Joseph Proell (ÖVP) estime quant à lui qu’aucun référendum ne devrait être organisé contre la volonté de son parti. 

Même si encore aucun nouveau référendum sur le traité européen ne se profile à l’horizon, la question a précipité la chute de l’ancienne coalition SPÖ-ÖVP en juin 2008 ainsi que la démission du chancelier socio-démocrate Alfred Gusenbauer. En septembre 2008, les élections ont affaibli les deux partis principaux tout en marquant l’essor des deux partis d’extrême droite, qui ont récolté à eux deux 28 % des voix. Le SPÖ a obtenu 29 % des suffrages, contre 26 pour l’ÖVP.

Si les conservateurs du SPÖ et de l’ÖVP détiennent plus de 50 % des voix, ils souffrent néanmoins de divisions internes. Certains appellent à une alliance avec l’extrême droite dans la lignée de celle de février 2000, qui avait engendré des sanctions européennes sans précédent à l’égard d’un pays membre.

M. Faymann, eurosceptique notoire, est ainsi prêt à pousser son parti en terrain inconnu. Il a bénéficié du soutien des tabloïds autrichiens en raison des promesses de son parti, qui veut soumettre l’avenir de l’UE au vote populaire. Il était ministre des Transports et des infrastructures sous le gouvernement précédent de M. Gusenbauer alors même qu’il n’a jamais fini l’université et qu’il n’a jamais exercé d’autres fonctions que politiques.

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