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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceLors de la première réunion depuis le rejet irlandais du traité de Lisbonne, les ministres européens des Affaires étrangères chercheront aujourd'hui, 16 juin, à déterminer s'il existe une chance réaliste de procéder à la ratification dans un autre pays problématique : la République tchèque.
Les deux principaux partis politiques tchèques sont plongés dans une lutte sans merci sur la question de la ratification du traité de Lisbonne.
Dernièrement, le chef de l’opposition sociale démocrate (ČSSD), Jiri Paroubek, a appelé le Premier ministre Mirek Topolanek (du parti démocratique civique au pouvoir, ODS) à demander à la Chambre des députés de procéder à un vote de confiance au sein de son gouvernement de minorité.
A plusieurs reprises, M. Paroubek a demandé au gouvernement d’entamer des négociations avec le ČSSD sur les conditions sous lesquelles le parti social démocratique tolèrerait le gouvernement pendant la présidence tchèque de l’UE au second semestre de 2009. Pour le ČSSD, cela dépendra de la ratification rapide du traité de Lisbonne par le Parlement tchèque.
A la veille du sommet des chefs d’Etats et de gouvernements les 19 et 20 juillet, les ministres des Affaires étrangères ont chargé leurs gouvernements de tenter de présenter une formule qui leur permettrait de garder la face afin de conserver les plans ambitieux fixés dans un programme de 89 pages pour les 18 mois de présidences française, tchèque et suédoise, selon des sources diplomatiques.
Certains des plans présents dans le programme, comme la vaste réforme de la politique agricole commune, une stratégie européenne en matière de sécurité et une politique européenne en matière de défense et de sécurité, semblent désormais très peu probables dans le contexte de crise suite à l’échec du référendum.
Alors que la présidence française devrait faire pression pour suivre un agenda inchangé, les Tchèques pourraient préférer travailler selon un agenda moins ambitieux, qu’ils avaient déjà rédigé avant le référendum (EurActiv 03/06/08).
Klaus : « le processus de la ratification ne peut plus se poursuivre »
Alors que samedi, le président français Nicolas Sarkozy a appelé les pays de l’UE à poursuivre la ratification du traité de Lisbonne, son homologue tchèque a déclaré que le résultat du référendum est « une victoire de la liberté et de la raison » et que « le processus de la ratification ne peut plus se poursuivre ». Son avis était partagé par le Sénat tchèque.
Le processus de ratification du traité de Lisbonne a déjà été ralenti par la République tchèque où la Cour constitutionnelle tchèque analyse actuellement le traité à la demande du Sénat, la Chambre haute du Parlement tchèque, une initiative à l’origine du Parti démocratique civique au pouvoir (ODS).
Le parti ODS néolibéral de tendance droite et eurosceptique du président tchèque Vaclav Klaus et du Premier ministre Mirek Topolanek semble craindre que la présidence tchèque de l’UE, prévue au 1er janvier 2009, soit éclipsée par le futur président permanent du Conseil de l’UE.
Parallèlement, M. Sarkozy s’est envolé pour Prague aujourd’hui pour des négociations urgentes avec les Premiers ministres de la République tchèque, de la Hongrie, de la Pologne et de la Slovaquie. La Slovaquie et la Hongrie ont ratifié le traité alors que le président polonais, Lech Kaczynski, a déclaré qu’il procéderait à la dernière étape avant la ratification, malgré les résultats du référendum en Irlande. En avril, les deux Chambres du Parlement polonais ont ratifié le traité, la dernière étape avant la signature du président.
La position britannique n’est pas à toute épreuve
Mais la République tchèque pourrait ne pas être le seul pays à ébranler la position de la Commission européenne qui estime que le traité n’est pas mort et que, par conséquent, le processus de ratification devrait se poursuivre. La pression montre au Royaume-Uni, en particulier dans la presse largement eurosceptique, pour que le gouvernement de Gordon Brown organise un référendum.
La Chambre des Lords doit débattre de nouveau sur le traité mercredi.