La lettre envoyée au Parlement le 19 mars 2007, par le ministre des affaires étrangères néerlandais, Maxime Verhagen, et le ministre des affaires européennes, Frans Timmermans, présentait la position des Pays-Bas concernant un nouveau traité européen qui semble adopter une attitude eurosceptique.
Le porte-parole du gouvernement, Jan Willem Beaujean, a confirmé que "le gouvernement néerlandais plaidait en faveur d'un texte concis, technique et minimaliste".
Le document propose d'améliorer le contrôle démocratique, de donner aux parlements nationaux davantage la parole et de limiter les compétences de l'UE. Les domaines politiques tels que les retraites, l'imposition, l'éducation, la sécurité sociale, la culture et la santé, devraient rester dans le domaine reservé de l'Etat.
Selon la déclaration, les questions relatives à l'énergie, au changement climatique, à l'asile et à la migration ainsi qu'à la lutte contre le terrorisme et le crime transfrontalier pourraient être mieux traitées au niveau européen. Ceci est conforme à l'accord de la coalition, selon lequel : "Le résultat obtenu doit être clairement différent du traité constitutionnel précédemment rejeté au niveau du contenu, du champ d'action et du nom".
Le gouvernement souhaiterait également établir des règles et des critères pour la poursuite de l'élargissement dans le nouveau traité, tels que les critères de Copenhague. L'élargissement a également joué un certain rôle dans le rejet du traité constitutionnel des Pays-Bas.
Cependant, le gouvernement a intentionnellement laissé sans réponse la question d'un éventuel deuxième référendum pour le nouveau traité.



