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30 novembre 2009
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Les crises propulsent Blair au sommet de la liste des présidentiables de l’UE [FR][en][de

Publié: lundi 12 janvier 2009   

Alors que l’Union européenne a du fil à retordre avec ses dernières crises internationales relatives aux approvisionnements gaziers et l’incursion israélienne à Gaza, les représentants et les diplomates européens semblent être plus déterminés que jamais à augmenter les chances de Tony Blair d’accéder à la présidence de l’UE.

Impressionnés par la performance du président français Nicolas Sarkozy à la tête de l’UE lorsque la France en occupait la présidence, face aux défis décourageants auxquels a dû faire face l’UE tels que la crise financière et la guerre entre la Russie et la Géorgie, les acteurs européens majeurs appellent désormais à ce qu’une personnalité de haut niveau telle que l’ancien Premier ministre britannique guide l’Europe lors des défis futurs, selon un article du Financial Times d’aujourd’hui. 

M. Sarkozy a fait réfléchir, aurait indiqué un diplomate européen. Grâce à lui, beaucoup d’entre nous ont réfléchi, a ajouté le diplomate, soulignant que lorsque les événements prennent une tournure difficile, il faut une personne à la hauteur pour assumer ce poste. 

Le poste de président permanent à la tête de l’Union  pour un mandat renouvelable de deux ans et demi a été créé par le traité de Lisbonne, formule remplaçant le système actuel de présidence tournante du Conseil,  que les Etats membres assument à tour de rôle pour une durée de six mois. Le débat est encore prématuré étant donné que l’Irlande et la République tchèque, qui occupe actuellement la présidence, doivent encore ratifier le texte. La question de pourvoir ce poste sera donc à l’ordre du jour en 2010 au plus tôt, l’Irlande devant tenir un second référendum sur la ratification du traité d’ici à la fin de l’année.  

Par le passé, des personnalités telles que le Premier ministre du Luxembourg Jean-Claude Juncker, l'ancien Premier ministre irlandais Bertie Ahern, le Premier ministre danois Anders Fogh Rasmussen ainsi que Guy Verhofstadt, ancien Premier ministre belge, ont été mentionnées (EurActiv 09/01/08  ), mais il semble désormais que les décideurs soient de plus en plus enclins à pourvoir ce poste avec une personnalité éminent issue d’un Etat membre plus grand. Il y a une année, M. Sarkozy privilégiait M.Blair pour ce poste, indiquant que ce dernier était l’un des grands responsables politiques européens. Cependant, il aurait par la suite cessé de promouvoir l’ancien Premier ministre britannique et aurait accordé son soutien à M. Juncker  (EurActiv 07/05/08).

M. Blair a cherché activement à gagner de l’influence sur la scène internationale, malgré les accusations selon lesquelles son heure de gloire serait passée depuis qu’il n’assume plus la fonction de Premier ministre. Mardi dernier (8 janvier), il est apparu aux côtés de M. Sarkozy et de la chancelière allemande Angela Merkel, appelant à « un nouveau capitalisme » lors d’une conférence à Paris. Il a en outre en rencontré le gouvernement israélien et le président égyptien pour trouver une solution au conflit de Gaza en tant qu’envoyé au Moyen-Orient au nom du Quartet (l’UE, les Etats-Unis, l’ONU et la Russie). 

Un des principaux arguments s’opposant à la nomination de M. Blair est le fait qu’il entretient des relations étroites avec le président américain sortant George W. Bush. M. Blair recevra mardi (13 janvier) à la Maison Blanche la Presidential Medal of Freedom, la plus haute distinction civile américaine. 

Toutefois, Lord Levy, l’ancien envoyé au Moyen-Orient, aurait indiqué que l’influence de M. Blair sur le président M. Bush était seulement secondaire. Des réserves quant à sa tendance à donner la priorité aux relations transatlantiques ou quant au fait qu’il n’a pas réussi à ce que l’euro soit adopté par le Royaume-Uni se font désormais moindres parmi les diplomates qui semblent commencer à le considérer comme une vedette européenne au niveau international. 

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