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Le gouvernement irlandais a annoncé hier (8 juillet) vouloir organiser le second référendum sur le traité de Lisbonne le 2 octobre, ce qui confirme les premières informations révélées le mois dernier par EurActiv. Entre temps, les partisans au traité, tant en Irlande qu’à Bruxelles, ont juré de se battre pour le « oui ».
EurActiv a été le premier à révéler que le second référendum se tiendrait le 2 octobre (EurActiv 24/06/09), et dans les semaines suivantes, les partisans du « oui » ont commencé à se mobiliser en force.
Le Taoiseach (premier ministre) irlandais, Brian Cowen, a confirmé la date hier, et il a déclaré au Parlement irlandais que son parti Fianna Fáil (au pouvoir) collaborerait avec tous les partis en faveur du traité – y compris ceux de l’opposition – dans la ligne droite avant le vote.
Soulignant le besoin de mettre de côté la politique partisane, le ministre irlandais des Affaires européennes, Dick Roche, a reconnu que la campagne du « oui » de l’année dernière avait dégénéré en une prise de bec politique entre les principaux partis. Cela ne peut être permis à nouveau, a-t-il souligné.
M. Buzek montre la voie : Impliquez-vous !
En effet, il semble qu’une approche plus dynamique est défendue parmi les « Lisbonnistes », aussi bien à Dublin qu’en dehors.
L’eurodéputé polonais et ancien premier ministre Jerzy Buzek, qui est presque certain de devenir le prochain président du Parlement européen, a indiqué hier que s’il était élu, il irait en Irlande pour dire aux gens à quoi sert le traité et ce qu’on y trouve.
Je veux aller en Irlande, a déclaré M. Buzek, ajoutant qu’il pourrait joindre ses forces à celles de l’ancien président irlandais du Parlement européen Pat Cox, qui a dit dans un entretien à EurActiv qu’il démissionnerait de son poste actuel de président du Mouvement européen pour contribuer à un vote positif lors du référendum (EurActiv 04/05/09).
Cela représente un tournant à 180° pour l’establishment politique européen, qui dans la dernière ligne droite du premier référendum irlandais s’était appliqué à ne pas s’engager activement dans la campagne pour le « oui ».
Cependant, cette fois-ci, il semble que les forces du « oui » n’aient pas de tels scrupules à faire sentir leur présence dans la campagne référendaire irlandaise.
L’ensemble de l’establishment européen retient son souffle, a déclaré un analyste irlandais à EurActiv, un fait démontré la semaine dernière lorsque le Parlement européen a retardé son vote sur la reconduction de José Manuel Barroso en tant que président de la Commission (EurActiv 02/07/09).
Des sondages récents ont montré que l’opinion publique se dirige solidement vers un vote positif, mais l’analyste irlandais met en avant qu’on pouvait voir un schéma similaire avant le vote de l’an dernier (« non » à 53 % contre 47 % pour le « oui »).