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Les dirigeants européens continuent de réfléchir sur l'avenir de l'Europe [FR]

Publié 16 juin 2006 - Mis à jour 05 mars 2007
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Comme prévu, les dirigeants européens ont décidé lors du Sommet européen de prolonger la "période de réflexion". L'UE devra sortir de l'impasse constitutionnelle fin 2008 au plus tard.

L'ancien président de la Commission et nouveau premier ministre italien, Romano Prodi, a résumé la situation en quelques mots à l'issue de la première séance du Sommet européen des 15 et 16 juin 2006 : "Les vrais débats sur la constitution ne pourront commencer que sous la présidence allemande et après les élections en France."

L'Allemagne sera à la présidence de l'UE au premier semestre 2007, tandis que les élections présidentielles en France se tiendront au printemps 2007. Le rejet français de la constitution lors du référendum de mai 2005 a été le premier revers du projet de constitution et les 'états d'âme' des citoyens français seront donc déterminants pour sauver ou non la constitution. 

Hormis la décision de prolonger la période de réflexion, le Sommet n'a pas véritablement permis de clarifier la situation : "Le fond du traité constitutionnel est bon et doit être conservé, mais il n'y a pas de consensus," a reconnu le chancelier autrichien Wolfgang Schüssel.

15 pays européens ont ratifié jusqu'ici la constitution et certains soutiennent vivement ce projet, tandis que les Pays-Bas, dont la grande majorité citoyens a rejeté le traité constitutionnel en juin 2005, refusent de tenir un nouveau référendum sur le même texte.

Le ministre hollandais des affaires étrangères, Bernard Bot, a par ailleurs indiqué que les traités européens existants pourraient être adaptés lors de nouveaux élargissements de l'UE.

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