Au cours d'une visite officielle à Bruxelles le 23 mai 2007, le président français N. Sarkozy a souligné ses ambitions pour l'Europe, indiquant clairement que la réforme institutionnelle était sa priorité.
revenant sur le concept de "mini-traité" qu'il avait évoqué en 2006, il a déclaré : "Je vois avec beaucoup de joie (...) qu'autour de cette idée de traité simplifié, tout n'est pas résolu, mais on progresse". Selon lui, ce Traité devrait intégrer les principaux éléments de réforme institutionnelle déjà inclus dans la Constitution européenne aujourd'hui dans l'impasse, comme la création d'une présidence permanente de l'UE, un ministre européen des affaires étrangères et la suppression du vote à l'unanimité dans certains domaines, notamment l'immigration.
Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a confirmé qu'un consensus apparaissait autour de l'idée de traité simplifié, tout en notant que son contenu était encore sujet à débat.
Le premier ministre néerlandais, Jan Peter Balkenende, s'est toutefois montré plus critique sur la reprise des modifications institutionnelles de la Constitution européenne, rejetée par la France et par son pays. S'exprimant devant le Parlement de Strasbourg le 23 mai 2007, il s'est opposé à certains éléments, comme la créatiojn d'un poste de ministre européen des affaires étrangères.
Sur la question de l'extension du vote à la majorité qualifiée, il a indiqué : "Nous devons reconnaître que certains pays craignent de renoncer à leur droit de veto et s'inquiètent de voir l'UE étendre ses compétences à la dérobée".
En parallèle, son homologue italien et ancien président de la Commission, Romano Prodi, a soutenu une approche plus ambitieuse le 22 mai 2007. S'exprimant devant les députés européens, il a déclaré vouloir "préserver autant que possible" des éléments du texte actuel. Proposant une approche à plusiers vitesses, il a précisé : "Nous n'avons pas besoin de tous avancer à la même vitesse car ce n'est pas toujours possible".



