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Mettre une annonceLors de récentes visites à Bruxelles et à Strasbourg, les dirigeants de la France (Sarkozy), de l'Italie (Prodi) et des Pays-Bas (Balkenende) ont exprimé leurs positions sur la réforme institutionnelle à l'approche du sommet de juin. Les propositions vont du "traité simplifié" de N. Sarkozy à un "Traité-plus".
La présidence allemande cherche à sortir de l'impasse institutionnelle. Lors du Sommet de juin, la chancelière allemande Angela Merkel présentera aux dirigeants européens une feuille de route pour un nouveau Traité. Toutefois, leurs avis concernant le contenu de ce nouveau Traité divergent encore.
Au cours d'une visite officielle à Bruxelles le 23 mai 2007, le président français N. Sarkozy a souligné ses ambitions pour l'Europe, indiquant clairement que la réforme institutionnelle était sa priorité.
revenant sur le concept de "mini-traité" qu'il avait évoqué en 2006, il a déclaré : "Je vois avec beaucoup de joie (...) qu'autour de cette idée de traité simplifié, tout n'est pas résolu, mais on progresse". Selon lui, ce Traité devrait intégrer les principaux éléments de réforme institutionnelle déjà inclus dans la Constitution européenne aujourd'hui dans l'impasse, comme la création d'une présidence permanente de l'UE, un ministre européen des affaires étrangères et la suppression du vote à l'unanimité dans certains domaines, notamment l'immigration.
Le président de la Commission, José Manuel Barroso, a confirmé qu'un consensus apparaissait autour de l'idée de traité simplifié, tout en notant que son contenu était encore sujet à débat.
Le premier ministre néerlandais, Jan Peter Balkenende, s'est toutefois montré plus critique sur la reprise des modifications institutionnelles de la Constitution européenne, rejetée par la France et par son pays. S'exprimant devant le Parlement de Strasbourg le 23 mai 2007, il s'est opposé à certains éléments, comme la créatiojn d'un poste de ministre européen des affaires étrangères.
Sur la question de l'extension du vote à la majorité qualifiée, il a indiqué : "Nous devons reconnaître que certains pays craignent de renoncer à leur droit de veto et s'inquiètent de voir l'UE étendre ses compétences à la dérobée".
En parallèle, son homologue italien et ancien président de la Commission, Romano Prodi, a soutenu une approche plus ambitieuse le 22 mai 2007. S'exprimant devant les députés européens, il a déclaré vouloir "préserver autant que possible" des éléments du texte actuel. Proposant une approche à plusiers vitesses, il a précisé : "Nous n'avons pas besoin de tous avancer à la même vitesse car ce n'est pas toujours possible".
Le président français, Nicolas Sarkozy, a déclaré : "Un traité simplifié est la seule manière d'avancer (...) Je suis convaincu que l'Europe ne peut pas demeurer dans l'impasse. Nous ne pouvons rester dans cette paralysie relative".
Le premier ministre néerlandais, Jan Peter Balkenende, a soutenu : "Nous devons poursuivre notre approche graduelle et avancer pas à pas, ensuite nous ferons des progrès (...) L'Europe ne se fera pas d'un seul coup, et ne suivra pas qu'un seul plan".
Le premier ministre italien, Romano Prodi, a indiqué que l'incapacité de certains Etats membres à aller de l'avant ne devait pas empêcher les autres de faire des progrès concernant l'unification de l'Europe (...) Personne ne devrait faire obstacle trop longtemps à l'aspiration des autres pays".
Un rapport adopté par la commission parlementaire des affaires constitutionnelles a indiqué que le Parlement rejetterait "toute résultat des négociations qui, comparé au Traité constitutionnel, réduirait la protection des droits des citoyens, à moins de démocratie, de transparence et d'efficacité dans le fonctionnement de l'Union".