M. Tombiński a insisté sur le statut actuel du processus de ratification en Pologne, qui est presque achevé. Le traité de Lisbonne a été ratifié par le Parlement polonais en mars, mais des ajustements liés à la coordination interne des questions européennes sont désormais nécessaires.
Le président Kaczyński a notamment demandé au gouvernement de préparer une nouvelle loi relative à la coopération entre le Parlement et l’exécutif afin de garantir qu’elle est en accord avec certaines des modifications inscrites dans le traité de Lisbonne, particulièrement en ce qui concerne le nouveau rôle des Parlements nationaux, a expliqué l’ambassadeur.
L’autre point important est la signature du traité par le président suite à sa ratification au Parlement. D’après la constitution polonaise, le président doit signer un traité international avant qu’il entre en vigueur, a affirmé l’ambassadeur. Mais puisque la date de l’entrée en vigueur du traité reste en fait incertaine, la signature ne peut pas avoir lieu.
L’ambassadeur a nié le fait que son pays se cache derrière les six autres Etats membres qui n’ont pas encore ratifié le traité. Il a déclaré que le président s’est engagé à ratifier le traité dans la mesure où il a participé activement aux négociations. D’autre part, l’opinion publique en Pologne soutient fortement le traité de Lisbonne, a souligné le diplomate polonais.
Cependant, il a ajouté que la Pologne n’exercera pas son influence sur les Tchèques en leur imposant de ratifier le traité. Selon lui, l’exemple irlandais a révélé que la pression extérieure n’est pas toujours très productive pour obtenir les résultats nécessaires.



