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Entretien : Merkel peut aider l’UE à sortir de la crise [FR]

Publié 20 juin 2008
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Selon Peter Ludlow, directeur fondateur du Centre for European Policy Studies et directeur du European Strategy Forum, Angela Merkel est le personnage clé pour sortir de la crise provoquée par l’échec du référendum sur le traité de Lisbonne. Il s’explique dans un entretien à EurActiv.

La marche à suivre

Les dirigeants européens souhaitent résoudre le problème créé par le « non » irlandais avant les élections européennes en juin 2009 – et M. Ludlow pense qu’une solution sera trouvée. Dans le pire des scénarios, la solution serait que l’Irlande – voire la République tchèque si elle suit son exemple -  négocie une relation spéciale avec l’UE, permettant aux autres Etats membres de progresser sur la base du traité de Lisbonne.

Une meilleure solution, selon lui, serait de convaincre les Irlandais de voter « oui » sur « n’importe quelle déclaration et parole rassurante qu’ils souhaitent entendre, sans exagérer, mais sans modifier le traité ».

Pas de nouveau traité

M. Ludlow considère que la crise actuelle sera différente de celle de 2005 qui avait suivi l’échec des référendums sur la constitution européenne en France et aux Pays-Bas, principalement parce les dirigeants ont fournis trop d’efforts pour conclure un accord sur le traité de Lisbonne et que d’autres négociations sont très improbables.

Des référendums non fiables

« Ce type de problème est aujourd’hui moins dramatique, mais en même temps plus ennuyeux qu’au moment où les Français et les Néerlandais ont dit « non » », a déclaré M. Ludlow. Il s’est fortement opposé au principe du référendum qui est, selon lui, « un moyen très peu fiable de prendre des décisions politiques » et soupçonne « les personnes ayant d’autres motifs à l’esprit » de soutenir les référendums sur la base de motivations douteuses.

M. Ludlow estime que la classe politique irlandaise, qui obtenu des résultats particulièrement mauvais durant la campagne, « a désormais clairement un problème ». Il a admis que dans l’éventualité d’un autre référendum, la véritable question posée aux Irlandais serait : voulez-vous ou non rester dans l’Union ?

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici.

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