Si elle est confirmée, la nouvelle date marquerait un changement de cap significatif de la part du Premier ministre irlandais, Brian Cowen. Ce dernier avait en effet indiqué lors du sommet européen de décembre que le second référendum aurait probablement lieu fin 2009 (EurActiv 12/12/08).
En effet, l’ensemble de l’appareil législatif européen a travaillé en pensant que le second vote aurait lieu en octobre, ce qui permettrait au traité de Lisbonne d’entrer en vigueur en janvier 2010, si tant est que les Irlandais changent leur vote en « oui » (voir LinksDossier EurActiv).
Toutefois, alors que l’économie irlandaise est en chute libre, de récents sondages ont montré qu’en cas d’éventuel second référendum, le soutien populaire au traité de Lisbonne serait fort, résultat qui a conduit une partie du gouvernement irlandais à envisager d’avancer le vote. Ceux qui sont pour avancer la date du référendum soulignent qu’il faut saisir la tendance en Irlande, d’après ce qu’a confié une source du ministère des Affaires étrangères à EurActiv.
L’eurodéputé irlandais Eoin Ryan, qui est issu du parti Fianna Fail présidé par M. Cowen, a appelé les chefs de gouvernement à tirer profit du soutien grandissant du public à l’égard du traité pour accélérer le processus de codification des concessions garanties à l’Irlande lors du sommet de décembre.
Si les négociations sont rapidement couronnées de succès et qu’elles formulent les garanties juridiques nécessaires, alors je pense que le gouvernement devrait organiser un référendum sur le traité de Lisbonne révisé le plus tôt possible, a-t-il souligné.
Des sources politiques irlandaises ont indiqué à EurActiv que le facteur Libertas pourrait également tenter le gouvernement d’avancer le référendum au mois de juin. La débâcle relative aux non-signatures (see EurActiv 05/02/09) a sérieusement discrédité Libertas, a indiqué la source. Compte tenu du fait que le groupe était la principale source du vote négatif, le gouvernement voit une raison de plus d’avancer le référendum, a-t-il souligné, ajoutant que ce facteur est examiné en détail.
Toutefois, le ministère irlandais des Affaires étrangères a averti que jusqu’à présent, il ne s’agissait de rien de plus que des conjectures. Il a indiqué que la question est examinée, qu’elle constitue une possibilité, mais rien de plus pour l’instant.



