Ministres et secrétaires d'Etat se rencontrent à Madrid pour donner un nouvel élan aux négociations sur la Constitution, plongées dans l'impasse. Les "partisans de la Constitution" donneront comme argument que plus des deux tiers des Etats membres ont déjà ratifié le traité actuel afin de tenter de sauvegarder la substance du texte.
L'Espagne et le Luxembourg, qui ont donné l'impulsion, soutiendront qu'ils souhaitent "aider la présidence allemande à mener le débat sur le traité constitutionnel" mais certains craignent que cette initiative ne mette les projets allemand à l'écart.
Le ministre des affaires étrangères du Luxembourg, Jean Asselborn, et celui de l'Espagne, Miguel Ángel Moratinos, ont recommandé lors d'une communication de préserver les principales réalisations du texte actuel dans les domaines de l'action extérieure et de la mise en place d'un espace de liberté, de sécurité et de justice : "Le traité constitutionnel est le meilleur instrument dont nous disposons pour consolider le projet d'intégration européenne".
Le Portugal et l'Irlande, ainsi qu'un observateur de la Commission, assisteront également à cette rencontre informelle.
Le ministre espagnol des affaires étrangères et de la coopération, Miguel Ángel Moratinos, ouvrira la rencontre, qui sera présidée par le secrétaire d'Etat espagnol, Alberto Navarro, et le ministre des affaires étrangères luxembourgeois, Nicolas Schmit.



