Le leader du Front National, Jean-Marie Le Pen, estime que la hausse actuelle des importations de produits textiles chinois vient conforter les thèses des partisans d'un rejet de la Constitution européenne lors du référendum du 29 mai.
Selon M. Le Pen, la levée des quotas sur les importations de textile chinois, récemment entrée en vigueur au niveau européen, démontre une fois de plus que l'Union européenne est entre les mains d' "utopistes" faisant peu de cas des intérêts des "citoyens ordinaires".
Les propos de M. Le Pen interviennent alors que l'entreprise chimique française Rhodia vient de décider de vendre sa branche spécialisée dans la production de fibres textiles, actuellement en difficultés financières, à la société italienne RadiciGroup.
Tout en laissant la porte ouverte à la mise en oeuvre d'éventuelles "clauses de sauvegarde", le Commissaire européen au commerce, Peter Mandelson, a indiqué le 5 avril qu'il attendait de nouvelles "preuves" pour agir. "Il est trop tôt pour déterminer l'ampleur de l'impact [de la levée des quotas] sur le marché européen du textile", a notamment déclaré M. Mandelson.



