EurActiv Logo
 
28 novembre 2009
Breaking News:

Inquiétudes sur l’avenir de l’UE : les premiers signes indiquent un « non » irlandais [FR][en][de

Publié: vendredi 13 juin 2008   

Les premiers résultats du dépouillement de ce matin semblent confirmer les prédictions selon lesquelles la faible participation au référendum irlandais sur le traité de l’UE a profité aux partisans du « non ». Les dernières données disponibles révèlent en effet que près de 60% du pays est opposé au texte. Si le résultat est confirmé, il pourrait porter un coup dramatique au projet européen.

Les derniers chiffres du Irish Times indiquent que la campagne en faveur du « non » est déjà victorieuse dans un certain nombre de circonscriptions, y compris Mayo et Galway West. Les premiers résultats révèlent également une capitale divisée : Dublin seraient à près de 60% opposée au traité.

Les analystes avaient averti que le traité pourrait être rejeté en cas de faible participation, étant donné que les électeurs eurosceptiques sont généralement plus motivés pour se rendre aux urnes.

Malgré la forte pression du gouvernement, moins de la moitié des électeurs irlandais se seraient rendus aux urnes hier 12 juin pour se prononcer sur le nouveau traité.

C’est une victoire sur le fil du rasoir, a déclaré une source du gouvernement à l’agence Reuters, en admettant que les autorités avaient misé sur une participation plus élevée. 

La faible participation était un facteur essentiel de la défaite lors du dernier référendum européen en Irlande en 2001, quand à peine 31% des citoyens irlandais avaient suffi à couler le traité de Nice. Le texte avait néanmoins été approuvé lors d’un second vote dont la participation avait atteint 49%.

Etant donné que le traité doit être approuvé par les 27 Etats membres pour entrer en vigueur, cela signifie concrètement que moins de 1,3 million de personnes ont décidé de l’avenir de 495 millions de citoyens européens.

Un « non » irlandais plongerait l’UE dans une crise profonde, dans la mesure où les dirigeants ont répétés qu’il n’existe pas de « plan B » en cas de rejet du traité.

Le Premier ministre français François Fillon a été plus direct dans un entretien accordé à la télévision française hier, 12 juin, affirmant qu’un rejet du traité de Lisbonne par l’Irlande mettrait fin à un accord pour une constitution européenne. Mais Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d’Etat français chargé des Affaires européenne, a déclaré que le processus de ratification devait continuer même en cas d’un « non » irlandais.

Parallèlement, le gouvernement britannique a fait savoir qu’il poursuivrait néanmoins le processus de ratification parlementaire même si les irlandais ont rejeté le traité.

Une source diplomatique britannique a déclaré à l’AFP que l’intention du gouvernement était de progresser comme prévu.

La semaine prochaine, la Chambre des Lords continuera d’examiner le traité qui a déjà été approuvé par la Chambre des Communes.

EurActiv vous tiendra informé des résultats du referendum irlandais dès leur publication. Les résultats définitifs sont prévus à 15 heures (16 heures, heure de Bruxelles). 

Liens

Advertising
Advertising