La joie de nombreux fidèles s'est teintée de surprise et de déception lorsque le cardinal Joseph Ratzinger s'est présenté au balcon du Vatican, quelques secondes après qu'eut été prononcé le fameux "Habemus Papam!". Agé de 78 ans, le cardinal Ratzinger était le doyen du Sacré Collège des cardinaux et, depuis 1981, le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la vraie foi.
Le nouveau pape, Benoît XVI, est considéré par de nombreux observateurs comme le chef de file des conservateurs du Vatican et comme un gardien intransigeant de la doctrine catholique. Ses partisans préfèrent mettre en avant ses qualités intellectuelles, la finesse de sa réflexion et sa grande ouverture d'esprit.
Dans un entretien accordé au Figaro en 2004, la cardinal Ratzinger avait pris position sur l'un des dossiers les plus sensibles au niveau européen, se prononçant alors ouvertement contre l'adhésion de la Turquie à l'Union. Le cardinal avait également dénoncé les dangers du "multiculturalisme", lequel conduisait selon lui l'Europe à renoncer à sa propre identité.
EurActiv reviendra sur les conséquences politiques de l'élection du cardinal Ratzinger au niveau européen.



