Il a fallu des mois de débat au Dáil (Parlement irlandais) pour examiner les moyens de renforcer la contribution de la chambre dans la législation de l'UE.
Les deux délégations aux affaires européennes du Dáil, le comité des affaires et le comité d'examen légal européen, ont entrepris la recherche, en formant un sous-comité qui a conclut que le rôle croissant accordé aux parlements nationaux par le traité de Lisbonne rendait impératif pour les députés d'apporter leur contribution dans les directives de l'UE à venir le plus tôt possible.
D'après l'Irish Times, Lucinda Creighton, membre du parti Fine Gael de centre droit - et qui présidait le sous-comité - a soutenu qu'il n'y avait absolument aucun sens à vouloir changer la proposition législative une fois le problème survenu Depuis l'entrée en vigueur du traité de Lisbonne, les parlements nationaux ont de nouvelles obligations et doivent désormais s'engager dans le processus législatif le plus tôt possible.
La principale proposition serait l’introduction d'un système d'examen législatif plus solide, par lequel tous les ministres s'engageraient - sauf dans certaines circonstances - sur le fait qu’ils n’accepteraient rien au Conseil des ministres de l'UE sans l'accord préalable du Parlement irlandais.
Si ce système de "réserve d'examen" est outrepassé, le ministre devrait immédiatement écrire au comité approprié en expliquant pourquoi c'est le cas et risquerait de devoir se justifier devant la comité.
Cette idée reflète largement le système britannique, où la législation de la "réserve d'examen" existe déjà depuis un certain nombre d'années.
Le rapport propose également une autre innovation intéressante, préconisant la création d'un kiosque d'information sur l'UE au sein de la chambre, qui pourrait servir de point de repère unique aux 50 000 citoyens irlandais qui visitent le Parlement chaque année.



