Sections
Mini Sections
Head of Section, responsible for high-performance computing and data handling
Senior Manager, European Electricity Policy
Senior Manager, European Regulation
EU Affairs - Online Media Sales Manager
Senior Media Officer / Head of Press relations Team
Policy advisor Economics and Finance
Consultant (Scientist) - EU FP7 Project 'SafeWind'
Psychiatrist, Public Health Expert or Clinical Psychologist
Energy Engineers and Economists (fixed-term contract)
Mettre une annonceMalgré la campagne du gouvernement irlandais largement en faveur du traité de Lisbonne, un récent sondage révèle que moins de la moitié des citoyens du pays compte soutenir le texte lors du prochain référendum, alimentant ainsi les craintes dans l'UE que l'Irlande ne mette en péril le projet de réforme institutionnelle suite à son rejet du traité de Nice en 2001.
Même si le sondage de l’entreprise d’analyse de marché Red C, menée du 25 au 27 février 2008, a révélé une marge de deux contre un en faveur du traité (46% contre 23%), le nombre élevés d’électeurs indécis (31%) rend l’issue du votre public très incertaine.
L’Irlande est le seul pays européen qui organisera un referendum sur le nouveau traité.
Le vote devait avoir lieu le 29 mai, mais il sera probablement reporté jusqu’au début du mois de juin, comme l’a annoncé Taoiseach Bertie Ahern lors de sa visite en Slovénie les 1 et 2 mars. Suite aux appels répétés des parties de l’opposition qui souhaitent que ce point soit clarifié, M. Ahern devrait annoncer la date du référendum dans la semaine.
Le ministre irlandais des Affaires européennes, Dick Roche, a clairement fait savoir qu’un référendum sera organisé en Irlande sur les dispositions du traité de Lisbonne, ajoutant qu’il n’y aurait aucun plan B en cas de rejet, ni aucune possibilité de renégocier le texte.
Sans la ratification irlandaise, le traité « serait mort », ce qui aurait de graves implications pour l’ensemble de l’Europe, a fait remarqué M. Roche.
Les responsables politiques du parti Sinn Féin ont réitéré leur forte opposition au traité, appelant les citoyens irlandais à le rejeter lors du référendum.
Comme l’a déclaré Gerry Adams, leader de Sinn Féin, à son parti à Dublin, le traité de Lisbonne accorde trop de pouvoirs aux institutions européennes. Il a ajouté que ces propositions ont pour but de réduire l’influence politique des Irlandais, notamment le droit de s’opposer aux lois européennes qui ne sont pas dans l’intérêt national de l’Irlande.
M. Adams a également averti que le traité de Lisbonne représenterait une menace à la neutralité de l’Irlande en liant le pays à une politique européenne de défense et de sécurité commune. Cela affaiblirait aussi le poids du pays dans l’UE et porterait atteinte aux services publics.
Parallèlement, les militants britanniques ont protesté contre la décision du gouvernement du Royaume-Uni de ne pas tenir de référendum sur le nouveau traité (EurActiv 22/10/07), arborant des bannières sur lesquelles on pouvait lire « Referendum Now » et « Give us a vote ». La protestation est survenue quelques jours avant un vote au Parlement britannique sur un amendement au traité européen, proposé par les conservateurs, appelant au référendum (EurActiv 21/01/08).
Un sondage local organisé par le groupe « I want a referendum », a montré que près de 85% des électeurs britanniques souhaitent un référendum sur le traité de Lisbonne, et environ 90% de ces électeurs s’opposent à la ratification. Le premier ministre Gordon Brown a nié les allégations selon lesquelles le traité pouvait menacer les intérêts du pays et est resté ferme sur sa décision de ratifier le texte au Parlement plutôt que de prendre le risque d’un référendum.