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3 décembre 2009
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Plan de sauvetage du traité de Lisbonne : l’Irlande vise un commissaire à plein temps [FR][en][de

Publié: mercredi 30 juillet 2008   

Aujourd’hui 30 juillet,  la presse irlandaise a annoncé que le gouvernement irlandais compte demander à l’Union de garantir un commissaire permanent pour chaque Etat membre. Si l’UE accepte la proposition, l’Irlande pourrait alors décider d’organiser un second référendum sur le traité de Lisbonne à la fin de l’année prochaine.

Selon des sources gouvernementales anonymes citées par le Irish Independent, la garantie de maintenir un commissaire irlandais pourra constituer un encouragement pour adopter le traité lors d’un éventuel second référendum en septembre ou en octobre 2009. 

Actuellement, le traité prévoit une réduction du nombre de commissaires de 27 à 15 d’ici 2014 avec un roulement parmi les Etats membres.

Le plan de sauvetage du traité proposé par Dublin suite au « non » des électeurs irlandais le mois dernier impliquerait en outre de : 

  • retarder la nomination de la nouvelle Commission (qui est censée se mettre en place en novembre 2009) afin de permettre la tenue d’un second référendum en Irlande ; 
  • formuler des promesses écrites sur les questions sensibles de la fiscalité, de la neutralité et de l’avortement, illégal en Irlande ; 
  • réduire le nombre d’eurodéputés de certains pays, mais pas de l’Irlande. Actuellement, le traité prévoit que le nombre d’eurodéputés passera de 785 à 736, au détriment de certains pays, notamment l’Irlande, qui aurait 12 eurodéputés au lieu de 13. 

Le Belfast Telegraph se montre un peu plus prudent au sujet du plan, précisant qu’il ne s’agit pour l’instant que d’options étudiées par la coalition gouvernementale menée par le Fianna Fail.

Telles que formulées par la presse, les propositions irlandaises sur la garantie d’un commissaire permanent et sur la poursuite de la réduction du nombre d’eurodéputés ont peu de chances d’être acceptées par les autres gouvernements de l’UE. En effet, il faudrait pour cela amender le traité de Lisbonne alors que la plupart des pays européens l’ont déjà ratifié et sont opposés à la réouverture de négociations de longue haleine. 

Officiellement, le gouvernement dément avoir pris une quelconque décision pour le moment. Le Premier ministre Brian Cowen devrait présenter des plans pour aller de l’avant à ses homologues européens avant la fin de l’année.

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