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La Pologne ratifiera le traité de Lisbonne uniquement si Bruxelles ferme les yeux sur l’aide accordée par le gouvernement polonais à trois chantiers navals. C’est ce qu’affirme le quotidien polonais Gazeta Wyborcza, qui indique qu’un accord entre le président français Nicolas Sarkozy et son homologue polonais Lech Kaczynski pourrait avoir été conclu dans les coulisses du sommet de Paris le 13 juillet.
Gazeta Wyborcza, un quotidien polonais de renom, écrit que cette initiative est d’origine polonaise. Le Commission européenne adressera une déclaration le 16 juillet à propos des aides accordés par l’Etat polonais à trois chantiers navals.
Le quotidien affirme que ces chantiers feront faillite s’il s’avère qu’ils ont reçu des aides publiques illégales et qu’ils sont dès lors tenus de les restituer. Il ajoute que les chances d’une décision favorable de la Commission sont minces.
Aussi Varsovie est-elle en quête d’une alternative. D’après Gazeta Wyborcza, elle privilégierait une décision au niveau politique auprès du Conseil de l’UE.
Le quotidien estime qu’il est possible qu’en échange d’une promesse de la part du président polonais Lech Kaczynski de signer le traité, le président Nicolas Sarkozy, avec le soutien de l’Allemagne, tente de faire pression sur le Conseil et sur chacun des Etats de l’UE pour contenter la Pologne.
Il semble certes difficile d’imaginer que la France, même si elle occupe la présidence de l’UE, puisse court-circuiter les décisions de la Commission concernant les aides d’Etat. Toutefois, la presse internationale s’est aperçue d’un changement d’approche du président Kaczynski vis-à-vis de la ratification du traité de Lisbonne.
Prenant ses distances par rapport à une remarque antérieure au sujet du traité, qu’il considérait inutile (EurActiv 01/07/08), M. Kaczynski a déclaré le 13 juillet à Paris que la Pologne ne sera « pas un obstacle » dans la poursuite de la ratification.