La contribution de la Commission au Conseil européen des 15 et 16 juin 2006 consistera en deux nouvelles communications, consultées par EurActiv, qui seront présentées le 10 mai par le président de la Commission, José Manuel Barroso, et la vice-président Margot Wallström.
La première, intitulée "Projet citoyen pour l'Europe", présente le diagnostic de la Commission sur la crise actuelle et recommande de se concentrer sur les résultats. Elle part du constat que l'UE est "plus que jamais nécessaire" mais a "rarement été autant remise en question".
Les solutions proposées dans cette communication sont assez générales et consensuelles :
- créer un "marché unique pour le 21ème siècle";
- lancer un "projet sur l'accès et la solidarité";
- améliorer les politiques européennes dans le domaine de la liberté, de la sécurité et de la justice (principalement les questions de lutte contre le terrorisme, de protection des frontières, de politique d'immigration et de lutte contre la criminalité internationale);
- organiser un débat sur la valeur ajoutée de l'élargissement et sur la "capacité d'absorption" de l'UE (sa capacité à intégrer de nouveaux Etats membres);
- renforcer le rôle de l'UE sur la scène internationale.
La Commission se montre très prudente quant à la suite à donner au traité constitutionnel. Partant du fait qu'il n'y a pas de consensus sur cette question, elle recommande de "passer de la réflexion aux résultats" et d'adopter une "approche progressive destinée à créer les conditions d'un futur accord institutionnel". Elle propose de présenter une nouvelle déclaration solennelle, inspirée de la Déclaration de Messine, "exposant les valeurs et les ambitions de l'Europe, avec la promesse commune de les respecter."
Enfin, la Commission estime que la réforme du budget européen en 2008 sera essentielle pour obtenir des résultats sur ce "projet pour les citoyens".
La seconde communication présente une synthèse des débats menés au cours de la "période de réflexion". L'un des principaux enseignements est que les citoyens européens ont "un niveau de connaissances et un intérêt relativement faibles sur le mode de fonctionnement des institutions européennes", mais ont cependant "d'importantes attentes en termes de résultats et de contenu des politiques".



