EurActiv Logo
Actualités & débats européens
- dans votre langue -
Actualités en Bulgarie
Actualités en Turquie
Actualité en Allemagne
Actualités en Espagne
Actualités en France
Actualités au Royaume-Uni
Actualités en Pologne
Actualités en République tchèque
Actualités en Slovaquie
Actualités en Hongrie
Actualités en Roumanie
Actualités en Serbie
Greece News
Italy News
Bulgaria Turkey Germany Spain France United Kingdom Poland Czech Republic Slovakia Hungary Romania Serbia Greece Italy
EurActiv.com Réseau

TOUTES LES RUBRIQUES

Remous en Irlande suite aux remarques de Sarkozy [FR]

Publié 16 juillet 2008
Version imprimableEnvoyer à un ami

Alors que le Premier ministre irlandais Brian Cowen a minimisé l’importance des remarques du président français Nicolas Sarkozy, qui avait estimé que l’Irlande devrait organiser un second référendum sur le traité de Lisbonne, le camp du « non » a jugé ces déclarations profondément insultantes.

« Les Irlandais devront revoter », aurait déclaré M. Sarkozy à des membres de son parti, l’UMP. Officiellement pourtant, il défend la liberté de l’Irlande de décider elle-même de la marche à suivre. 

Les dirigeants européens, craignant que leurs conseils ne s’avèrent contreproductifs, se montrent extrêmement prudents pour ce qui est d’imposer des décisions préétablies à l’Irlande. Le Conseil de l’UE a notamment décidé d’accorder un temps de réflexion aux Irlandais jusqu’au prochain sommet en octobre.

Dans le même temps, M. Sarkozy se rendra à Dulin le 21 juillet. Il s’agira selon lui d’une mission d’écoute. Dans un discours face au Parlement européen le 10 juillet, le président français a toutefois fait part de son espoir d’aboutir à une solution, en accord avec le gouvernement irlandais, en octobre ou en décembre (EurActiv 11/07/08).

Le Premier ministre irlandais Brian Cowen, qui a été informé des remarques de M. Sarkozy lors de sa visite aux Etats-Unis, a minimisé leur importance. Toutefois, son entourage politique aurait été irrité par l’intervention du président français. 

Quant au camp du « non », il devrait prendre les commentaires de M. Sarkozy extrêmement au sérieux. Aengus O'Snodaigh, du Sinn Fein, a jugé que ces remarques étaient « profondément insultantes » pour le peuple irlandais. 

D’après lui, depuis que l’Irlande a rejeté le traité de Lisbonne par une écrasante majorité, elle est soumise à d’incessantes pressions de la part des dirigeants européens, qui souhaitent lui imposer une stratégie. 

Declan Ganley, dirigeant de Libertas et sponsor de la campagne en faveur du « non », a affirmé que si un second référendum avait lieu en Irlande, la France et les Pays-Bas, qui avait rejeté la Constitution européenne, devraient alors eux aussi revoter. Dans un même ordre d’idées, Nigel Farage, leader du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, estime que les Français et les Néerlandais devraient eux aussi avoir leur mot à dire si l’Irlande devait revoter. 

Entre-temps, le processus de ratification se poursuit sans heurts. Le Sénat espagnol a d’ailleurs donné son accord final à l’adoption du traité de Lisbonne.

Publicité