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Mettre une annonceEn amont du Sommet de juin, le premier ministre italien Romano Prodi et le président français Nicolas Sarkozy se sont montrés unis sur la question de la réforme institutionnelle, malgré des divergences d'opinion sur le nouveau traité.
Romano Prodi a confié à des journalistes à Paris le 28 mai 2007 que Nicolas Sarkozy et lui-même étaient "unis par une commune volonté de renforcer les institutions européennes".
Les deux dirigeants européens ont fait part de leur position commune sur la question de la réforme institutionnelle, malgré la divergence de leurs idées concernant un nouveau traité. Alors que l'ancien président de la Commission R. Prodi souhaite conserver l'essentiel du traité constitutionnel, N. Sarkozy préfère un "traité simplifié" de taille plus réduite.
R. Prodi a cependant déclaré que les discussions avec N.Sarkozy sur un nouveau traité européen avaient "principalement porté sur ce que nous souhaitons y voir mentionner, et nous sommes entièrement d'accord sur les principaux points".
Les deux chefs de gouvernement sont favorables aux principaux changements institutionnels exposés dans le traité constitutionnel, tels que la réforme des règles de vote et une augmentation du recours au vote à la majorité qualifiée, la mise en place d'une présidence permanente de l'UE et la création d'un poste de ministre européen des affaires étrangères.
Concernant l'idée d'une "Union méditerranéenne" évoquée par le président français récemment élu, R. Prodi a indiqué : "Je vous prie de ne pas penser que cette proposition que nous sommes en train de formuler pour une grande politique de la Méditerranée soit, de quelque façon que ce soit, un échappatoire pour résoudre le problème de nos relations avec la Turquie". Il a ajouté : "C'est autre chose".
N. Sarkozy a posé quelques problèmes à Ankara lorsqu'il a proposé la création d'une Union méditerranéenne comprenant la Turquie, qui est actuellement en cours de négociations d'adhésion à l'UE. Le dirigeant français a insisté : "Je tiens à ce projet. Il faut faire de la Méditerranée ce qu'on a fait il y a soixante ans en l'Europe".
Le président N. Sarkozy doit débattre sur sa conception d'une Union méditerranéenne lors d'une rencontre avec le premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero le 31 mai 2007.