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Sarkozy modère son attitude face à la candidature de la Turquie à l'UE [FR]

Publié 28 août 2007 - Mis à jour 07 septembre 2007
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Malgré son opposition de longue date à l’adhésion du pays, le Président français, Nicolas Sarkozy, a assoupli sa position concernant la Turquie, déclarant qu'il ne bloquerait pas les négociations d'adhésion entre Ankara et l’Union européenne.

Lors de son premier discours majeur en matière de politique étrangère en mai, Nicolas Sarkozy a appelé l’Union européenne à établir un comité d’ « hommes sages » dont le but serait d’étudier quelle serait la meilleure solution pour l’avenir de l’Europe, y compris l’élargissement de ses frontières.

«  Si cette réflexion essentielle sur l’avenir de l’Europe est lancée par les 27, la France ne s’opposera pas à ce que de nouveaux chapitres de la négociation entre l’Union et la Turquie soient ouverts dans les mois et les années qui viennent » a-t-il déclaré.

Lors de cette déclaration, Nicolas Sarkozy, qui prendra la présidence de l’UE pour six mois en juin 2008, a pour la première fois reconnu la possibilité de l’adhésion à part entière de la Turquie, même s’il a ajouté « Je ne veux pas faire d’hypocrisie : chacun sait que je ne suis favorable qu’à une association. »

Il a également précisé que cet accord de poursuivre les négociations continuerait à dépendre des deux parties en évitant les domaines de législation qu’implique la candidature à l’UE, puis de déclarer que seuls certains chapitres sont « compatibles avec les deux visions possibles de l’avenir des relations : l’adhésion ou une association très étroite ».

En juin, il avait utilisé son veto pour l’ouverture des négociations avec Ankara sur les affaires économiques et monétaires (EurActiv 26/06/07).

Dans son discours, le Président français a également appelé à une stratégie européenne en matière de sécurité plus ambitieuse, en disant qu’il était temps pour l’Europe de s’affirmer comme joueur de première ligne pour la paix et la sécurité dans le monde et que cela serait précisément l’objectif du Livre blanc qu’il cherchera à faire adopter par l’Europe des 27 lors de la présidence de la France durant la première moitié de l’année 2008. 

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