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Mettre une annonceRépondant à une enquête d’EurActiv aujourd’hui 11 juillet, la commissaire européenne aux Affaires extérieures Benita Ferrero-Waldner a déclaré que l’initiative destinée à créer un service européen d’action extérieure (SEAE) et à renforcer le rôle de l’UE dans le monde des affaires a été interrompue suite au rejet du traité de Lisbonne le 12 juin.
Les sondages d’opinion montrent souvent que le public est largement favorable au renforcement du rôle de l’UE et de son unité sur la scène internationale.
La proposition visant à établir un « Service européen pour l’action extérieure » (SEAE) afin de soutenir le futur ministre de l’Union aux Affaires étrangères était donc l’un des aspects les moins controversés du traité constitutionnel et du traité de Lisbonne présenté peu après.
Jusqu’au référendum irlandais, des préparatifs distincts pour la création du service étaient déjà en cours au Conseil et à la Commission, le Parlement tentant d’évaluer son influence (EurActiv 13/05/08).
Le service d’action extérieure ne remplacerait pas la diplomatie bilatérale, mais certains responsables politiques craignent néanmoins que l’initiative ne fournisse des arguments à ceux qui affirment que le traité de Lisbonne transforme l’UE en un « super Etat ».
Bien que des personnalités influentes aient fait savoir que d’après elles, l’Union pourrait poursuivre son initiative destinée à met en place le SEAE même en l’absence du nouveau traité de l’UE (EurActiv 25/06/08), la commissaire Ferrero-Waldner a clairement indiqué que les préparatifs sont désormais interrompus.
Elle a expliqué que pour le moment les responsables européens étaient très respectueux du « non » irlandais, ajoutant que l’Union attendait que les Irlandais annoncent comment ils souhaitent procéder pour trouver une solution à temps pour le Conseil européen d’octobre.
Ensuite, il faudra au moins décidé si nous pouvons continuer avec le calendrier prévu, a-t-elle poursuivi.
D’après la commissaire, le SEAE en tant que telle ne pourra entrer en vigueur qu’après la ratification du traité. L’une des possibilités pourrait être d’identifier les questions et de trouver les réponses, mais pour l’instant ce processus a été interrompu.
En s’exprimant lors d’une conférence organisée par le European Policy Centre, elle a ajouté qu’elle espérait que dans un futur plus ou moins proche, les 27 Etats membres pourraient ratifier le traité de Lisbonne.
Elle a néanmoins affirmé que le monde n’attendra pas les institutions européennes pour avancer.
L’éloge de l’Union pour la Méditerranée
Pour réagir à l’idée générale selon laquelle la Commission est submergée par une vague d’initiatives nationales destinées à renforcer la coopération avec les voisins du Sud et du Nord de l’UE (EurActiv 23/05/08), Mme Ferrero-Waldner a plaidé vivement en faveur du prochain sommet de la Méditerranée à Paris (13 juillet), qu’elle considère comme un nouvel élan de dynamisme politique. Elle a énoncé les mérites de ce sommet, en commençant par le fait qu’il s’agit d’une réunion de chefs d’Etat et de gouvernement.
Elle a ensuite souligné l’aspect novateur de la coprésidence qui sera établie, affirmant qu’il ne s’agit plus d’une situation dans laquelle le Nord donne au Sud, mais où le Nord et le Sud coopèrent. D’après elle, l’initiative a pour autres éléments importants d’être favorable aux projets et d’impliquer le secteur privé.
Mme Ferrero-Waldner espère que le sommet de Paris donnera une nouvelle impulsion au processus de Barcelone soutenu par la Commission. Elle s’est en outre déclarée satisfaite de son travail avec la présidence française de l’UE.