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Au moment où la Slovénie reprend les rênes de l’Europe des 27 pour les six prochains mois, ses principales priorités sont la ratification rapide du nouveau traité modificatif de l’UE, la réalisation des objectifs ambitieux relatifs à l’énergie et au climat et stabiliser la région des Balkans occidentaux, notamment grâce à la perspective d’une adhésion à l’UE.
Le gouvernement de la République de Slovénie et la Commission européenne se sont rencontrés à Brdo le 8 janvier pour la traditionnelle réunion marquant le début de chaque présidence européenne, afin de discuter des principaux défis auxquels l’UE devra faire face pendant le premier semestre de 2008.
D’après le Premier ministre Janez Janša, la présidence slovène cherchera à garantir la ratification du traité de Lisbonne récemment signé afin qu’il entre en vigueur d’ici janvier 2009, à la veille des élections du Parlement européen. M. Janša a appelé les Etats membres à bien réfléchir à la solution qu’ils adopteront pour la ratification, dans la mesure où un certain nombre de pays, notamment le Portugal qui a passé le relais à la Slovénie le 1er janvier, envisage toujours d’organiser des référendums potentiellement risqués sur le texte (EurActiv 14/12/07).
Janez Janša estime que les pays de l’Europe sont étroitement liés. Ainsi, il est essentiel de se demander dans quelle mesure les événements d’un pays influencent ceux d’un autre pays, où la situation peut être différente. Il a également appelé les gouvernements à garder à l’esprit des perspectives plus larges, pas uniquement les questions nationales, mais aussi les questions paneuropéennes.
Parallèlement, la présidence slovène travaillera en étroite collaboration avec la Commission afin de finaliser le paquet énergie-climat, notamment les détails sur la répartition de la responsabilité entre les Etats membres pour mettre en oeuvre les objectifs européens concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre et l’augmentation de la part des énergies renouvelables (EurActiv 10/12/07).
D’après M. Janša, il s’agira probablement de la mission la plus difficile de la présidence slovène. Les négociations s’annoncent difficiles dans une période relativement courte entre la publication de la proposition de la Commission le 23 janvier et le Conseil européen en mars.
Le Premier ministre a également déclaré que son pays travaillerait à la mise en œuvre complète des objectifs du dernier cycle triennal de la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l’emploi. Il a cependant prévenu que l'année 2008 serait l'une des plus difficiles pour l'UE en matière économique, certainement plus difficile que 2007, notamment en raison de la crise financière qui a suivi la crise américaine du subprime cet été (EurActiv 10/10/07).
« Il serait irréaliste de notre part de ne pas nous attendre à certains problèmes en raison de la crise des marchés financiers, de la hausse des prix du pétrole et des denrées alimentaires, et de l'impact de ces hausses de prix sur les économies des Etats membres de l’UE », a-t-il affirmé, ajoutant qu’il avait l’intention d’aborder les problèmes des marchés financiers lors du sommet de printemps, ainsi que les mesures à adopter afin d’éviter de telles situations à l’avenir.
En matière de politique, l’avenir des Balkans occidentaux est l’une des priorités de la Slovénie, qui a en effet souligné son engagement à aider les pays de cette région à rejoindre l’UE. Il faut trouver des solutions pour stabiliser la région à long terme, a soutenu M. Janša.
Le ministre des Affaires étrangères Dimitrij Rupel estime que la Serbie devrait signer un pacte de pré-adhésion dès que possible. Pourtant, la Commission et d’autres membres de l’UE sont réticents à signer tout accord, tant que la Serbie ne coopère pas pleinement avec le Tribunal pénal international et n’a pas extradé les criminels de guerre comme Ratko Mladic, l’ancien commandant de l’Armée serbe de Bosnie-Herzégovine, recherché pour génocide (EurActiv 7/11/07).