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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
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Mettre une annonceUne grande majorité d’eurodéputés a vivement soutenu les conclusions du sommet européen de la semaine dernière consistant à poursuivre le processus de ratification du traité de Lisbonne malgré le « non » irlandais. Ils espèrent que le processus sera terminé à temps pour les prochaines élections européennes en juin 2009. Cependant, certains ont critiqué les dirigeants européens, les accusant de manquer de stratégie sur la façon de faire avancer l’Europe.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE ont tenu leur sommet « de crise » une semaine après le rejet du traité de Lisbonne par les Irlandais. Ce sommet a principalement constitué un échange de points de vue sur la façon de procéder, en décidant de reporter une décision concrète jusqu’au sommet d’octobre.
Hors mis cette question, les dirigeants de l’UE ont également discuté des options pour réduire la hausse des prix des aliments et du pétrole, comme la proposition française visant à limiter la TVA sur le pétrole, bien qu’aucune mesure concrète n’ait été prise (EurActiv 20/06/08).
« Le processus de ratification du traité doit continuer ». Tel était le principal message du sommet européen de la semaine dernière qui n’a pas permis d’avancées majeures. Ce sommet était le dernier sous de la présidence slovène de l’UE avant que la France ne reprenne les rênes de l’UE au 1er juillet (EurActiv 20/06/08).
Les eurodéputés sont notamment intéressés par le fait de ratifier le traité modificatif à temps, dans la mesure où il renforcerait les pouvoirs et la redistribution des sièges du Parlement conformément à la dernière série d’élargissement de l’UE en 2007.
Le président du Parlement européen Hans-Gert Pöttering a salué le signal fort du Conseil européen qui a souhaité poursuivre le processus de ratification. Il espère des propositions concrètes et un calendrier pour déterminer la marche à suivre lors du prochain sommet en octobre de façon à ce que le traité puisse encore entrer en vigueur avant les prochaines élections européennes en juin 2009.
Cet avis a été partagé par les deux partis dominants, le PPE et les socialistes. Le leader français du groupe de centre-droit PPE-DE du Parlement, Joseph Daul, a déclaré à EurActiv qu’il était satisfait de voir que les dirigeants européens « unis » dans leurs engagements à poursuivre le processus de ratification. Il a déclaré que son parti respectait le « non » irlandais, mais a souligné qu’aucun pays ne pouvait parler pour l’ensemble de l’UE.
En s’adressant à EurActiv, le vice-président autrichien du groupe PSE, Hannes Swoboda, a déclaré que la mission de sauvetage du traité de Lisbonne était le « premier test » pour la prochaine présidence française qui devra travailler avec les Irlandais sur des propositions concrètes.
Cependant, selon lui, il y seulement 30% de chance pour que ceci soit réalisé d’ici octobre. « Nous avons été trop optimistes dans le passé » a-t-il déclaré. Néanmoins, le sommet d’octobre devait au minimum « ouvrir la voie » sur la façon de progresser, a souligné M. Swoboda.
L’eurodéputé britannique du groupe ALDE au Parlement européen, Graham Watson, a insisté pour que les dirigeants européens ne considèrent pas le soutien de l’UE comme acquis. Selon lui, les gouvernements nationaux ne peuvent pas s’attendre à être soutenus pour les changements à apporter au traité à moins d’en justifier la nécessité de manière appropriée.
En mentionnant le poète irlandais W.B. Yeats, il a déclaré : l’époque de l’Europe romantique est définitivement révolue.
Il a également appelé les chefs d’Etat et de gouvernement à prendre en compte l’ensemble des raisons qui ont mené les Irlandais à voter « non » avant de poursuivre le processus de ratification et a souligné qu’il était essentiel qu’ils ne passent pas les cinq prochaines années à être distrait par les changements institutionnels qui n’intéressent personne en dehors de Bruxelles.
L’eurodéputé britannique du groupe ALDE, membre de la commission Affaires constitutionnelles, Andrew Duff, a salué l’approche des dirigeants européens consistant à faire pression sur l’Irlande, et non à l’écraser, pour trouver des solutions.
Le rejet irlandais du traité de Lisbonne était, néanmoins un « problème collectif » aux 27 Etats membres, a déclaré M. Duff à EurActiv, parce qu’un « non » irlandais définitif aurait « des conséquences claires » pour l’ensemble de l’Union.
Il a suggéré une double stratégie pour, au final, gagner le soutien irlandais en faveur du traité : d’une part, le gouvernement irlandais a dû parvenir à un « nouveau consensus » dans le camp du « non », alors que d’autre part, l’UE avait besoin de proposer quelque chose aux Irlandais, comme garantir le maintien de la souveraineté dans certains domaines comme la fiscalité ou la défense.
Les eurodéputés vert ont critiqué les dirigeants européens, les accusant de manquer de stratégie pour la marche à suivre après le « non » irlandais, une approche qui, selon eux, est nécessaire pour regagner la confiance et le soutien des citoyens européens.
Selon le coporte-parole des verts Ulrike Lunacek, remédier à cette situation en agissant de manière concrète et en trouvant des solutions créatives devrait être la principale priorité des dirigeants européens, mais ce sommet a montré que ce n’est malheureusement pas le cas.
Se concentrer sur des questions clés comme le changement climatique, l’énergie et la crise alimentaire, la compétitivité de l’UE au niveau mondial ou la solidarité avec les plus pauvres pourrait aider à regagner cette confiance, affirme l’autre coporte-parole, Philippe Lamberts.