Les députés de l’Assemblée nationale ont approuvé la loi autorisant la ratification, avec une majorité confortable de 336 voix pour et 52 contre. Sur 320 sénateurs, 265 l’ont soutenue.
Les partisans du traité étaient menés par l’UMP, le parti conservateur du président Sarkozy, qui détient une forte majorité parlementaire. L’opposition socialiste, divisée lors du référendum de 2005, était encore partagée : 121 ont voté en faveur de la ratification, 25 contre et 59 se sont abstenus. L’ensemble des communistes a voté contre le traité.
La France va devenir le plus grand pays à avoir achevé ce processus, une fois que le président Nicolas Sarkozy aura ratifié le traité, une procédure perçue comme une « formalité ». « Je pense que ça va être fait extrêmement rapidement, dans la journée je suppose », a affirmé une source diplomatique française à Bruxelles. M. Sarkozy était pressé que la France ratifie le traité avant d’assurer la présidence de l’UE en juillet.
Cependant, il n’est pas encore clair dans quelle mesure le président compte utiliser cette opportunité pour donner de l’ampleur médiatique à cet événement. D’après cette source diplomatique, une déclaration est possible, ce qui écarte les hypothèses de minimisation du processus de ratification, dans l’éventualité d’une réaction de l’opinion publique.
« Personne ne se cache », a déclaré notre source, admettant en revanche que la ratification parlementaire choisie par la France est « moins médiatique » qu’un référendum.
Parallèlement, en Slovaquie, les parlementaires de l’opposition ne se sont pas présentés à la chambre au moment prévu du vote sur le nouveau traité européen, en signe de protestation contre un nouveau projet de loi sur les médias. En conséquence, les partis au gouvernement ont manqué de cinq voix la majorité nécessaire pour approuver le traité (Euractiv 05/02/08).
D’autre part, le Parlement portugais a rejeté une demande émanant de quatre partis pour que le traité soit ratifié par référendum.



