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4 décembre 2009
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Traité européen : le président tchèque se braque [FR][en][de

Publié: vendredi 25 juillet 2008   

Le président tchèque eurosceptique Vaclav Klaus a confirmé qu’il ne signera le traité de Lisbonne qu’une fois que l’Irlande l’aura ratifié. Cette déclaration est intervenue le 24 juillet au sortir d’une réunion avec son homologue polonais Lech Kaczynski, lui-même également critique vis-à-vis du traité.

Au milieu de rumeurs qui prétendaient que M. Kaczynski chercherait à convaincre son hôte M. Klaus de revenir sur son opposition au nouveau Traité européen, les deux présidents se sont retrouvés dans un château à proximité de Prague. En réalité, il semble que les chefs d’Etat se soient mis d’accord pour adopter une attitude attentiste en renvoyant le processus de ratification au moment où l’Irlande aura changé sa position.

« Sans un changement du résultat irlandais, il est vain d'en parler », a dit Klaus, cité par l’agence de presse ČTK. 

Son invité polonais s’est montré moins intransigeant : « Moi, j'ai confirmé ma position que ce traité n'existe pas sans l'Irlande mais que la Pologne ne veut pas être un obstacle ».

Mais ce semblant d’ouverture pourrait bien n’être qu’une mascarade. Kazcinski a récemment qualifié le Traité européen d’inutile (EurActiv 1/07/08), malgré son assurance renouvelée auprès du président français Nicolas Sarkozy de ne pas entraver le processus de ratification. La Pologne justifie sa position en affirmant que sa constitution prévoit que le président ne doit signer que s’il est parfaitement avéré que le Traité de Lisbonne entrera en vigueur (autrement dit, une fois que les 26 autres membres de l’UE l’auront ratifié) (EurActiv 25/06/08). 

La France, qui assure l’actuelle présidence tournante de l’UE, ainsi que d’autres pays européens souhaitent que les 26 Etats membres ratifient le Traité aussi vite que possible afin de faire pression sur l’Irlande pour organiser un nouveau référendum. Selon les spécialistes, aucun pays ne pose problème mis à part la République tchèque et la Pologne. 

Reste à voir si cette stratégie est toujours viable après cette réunion entre les présidents tchèque et polonais. Ironie du sort, dans le cas où la présidence française ne parvenait pas à résoudre ce problème, ce serait alors au tour de la présidence tchèque de le gérer.

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