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Traité de Lisbonne : le Premier ministre tchèque gagne le leadership, la voie pour la ratification e

Publié 08 décembre 2008
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Lisbon Treaty
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Le week-end dernier, le Premier ministre tchèque Mirek Topolanek a gagné la bataille pour le leadership qui l'a opposé à l'aile anti-traité de Lisbonne de son parti. Il a ainsi clairement gagné un mandat pour ratifier le traité au Parlement de son pays demain 9 décembre. 

Le parti civique démocrate (ODS) au pouvoir, dirigé par M. Topolanek, a été en proie ces deniers mois à des divisions internes sur le traité de Lisbonne, très certainement en raison des actions bien en vue du  fondateur du parti, le président tchèque M. Vaclav Klaus (EurActiv 13/11/08). En effet, M. Klaus s’oppose au traité au mépris de la position officielle de son parti.  

M. Topolanek a, avec succès, évincé son rival, le maire de Prague et allié de M. Klaus, Pavel Bem, dans un vote convaincant : il a en effet gagné 284 voix contre 162. Reconduit à la tête de son parti, M. Topolanek devrait soumettre le traité aux votes lors d’une rencontre extraordinaire du Parlement tchèque qui aura lieu mardi. 

Alors que de nombreuses intrigues politiques se déroulaient à Prague au cours du week-end, Vaclav Klaus, qui a fondé l’ODS en 1991 et qui a effectué deux mandats en tant que Premier ministre avant de devenir président, a démissionné du parti, exprimant son mécontentement avec la direction actuelle. Il ne s’agit pas des politiques à partir desquelles j’ai fondé l’ODS et l’ai dirigé pendant toutes ces années, a-t-il déclaré. 

Il se pourrait bien que cette décision, qu’a prise samedi M. Klaus, ait été une stratégie visant à influencer la bataille pour le leadership de dimanche. En effet, M. Klaus, en exprimant clairement ses intentions, a fait du concours pour le leadership un vote fondé sur une seule question relative au traité de Lisbonne. 

Néanmoins, malgré la défaite de son candidat, M. Klaus pourrait disposer d’autres méthodes pour continuer son opposition au traité de Lisbonne. Par le passé, il a déjà menacé de refuser de signer le traité, même s’il est approuvé par une majorité parlementaire. Le traité nécessite une signature présidentielle pour la ratification constitutionnelle finale. 

Le journaliste politique tchèque Ondřej Bouda a indiqué à EurActiv que « les juristes constitutionnels débattent de ce qui pourrait arriver si M. Klaus refuse de signer le traité malgré une ratification du Parlement et ils n’arrivent pas à se mettre d’accord si le Parlement peut dans une telle situation annuler le veto présidentiel ». Un scénario plus probable, a affirmé M. Bouda, serait que la décision soit soumise une nouvelle fois à la cour constitutionnelle. 

Cette semaine représente une étape clé dans le processus agité du traité de Lisbonne. Après que le Parlement tchèque a discuté et peut-être voté sur le traité, le gouvernement irlandais devrait présenter sa feuille de route pour une solution lors du sommet européen à Bruxelles

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