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Le premier ministre polonais, Jaroslaw Kaczynski, a déclaré que les négociations sur le nouveau traité pourraient s'étendre sur un an, anéantissant les espoirs des dirigeants de l'UE de sortit rapidement de l'impasse institutionnelle. Le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, a averti qu'un veto de la Pologne pourrait "plonger l'Europe dans la crise".
A la suite de négociations avec le chancelier autrichien, Alfred Gusenbauer, le 11 juin 2007 à Varsovie, Jaroslaw Kaczynski, a averti qu'il pourrait mettre son veto au mandat de la conférence intergouvernementale (CIG).
Le premier ministre polonais a indiqué : "J'espère que nous ne serons pas mis dans une situation telle que nous soyons obligés de ne pas soutenir le mandat, ce qui voudrait dire qu'il n'y aura pas de mandat".
Ces remarques n'interviennent qu'une semaine avant le sommet européen décisif des 21 et 22 juin 2007, qui devrait convenir d'une feuille de route pour une réforme institutionnelle. La présidence allemande s'efforce de trouver un consensus sur un calendrier et sur les éléments clés d'un nouveau traité, dans le but de résoudre la crise institutionnelle de l'UE provoquée par le rejet de la constitution européenne par les électeurs français et néerlandais en 2005.
La chancelière allemande, Angela Merkel, devrait encourager un mandat pour que la conférence intergouvernementale (CIG) se tienne avant fin 2007 sous la présidence portugaise et pour qu'un texte y soit adopté.
La Pologne pourrait cependant compromettre ce calendrier. Jaroslaw Kaczynski a confié à la presse qu'il s'attendait à ce que les négociations pour un nouveau traité européen s'étendent sur "environ un an" : "Nous ne prétendons pas essayer de résoudre des questions essentielles pour l'avenir de l'Europe en quelques jours".
La Pologne souhaite rouvrir les négociations sur le système de vote. Elle cherche à établir un système fondé sur la racine carrée, qui donnerait aux plus petits pays davantage de voix en fonction de leur population. Pour la plupart, les Etats membres souhaitent cependant adopter le système de vote à la double majorité proposé par le projet de constitution, lequel prévoit une répartition des voix reflétant mieux les populations nationales.
Le président du Parlement européen, Hans-Gert Pöttering, a indiqué à des journalistes le 11 juin 2007, que selon lui, le fait que la Pologne menace de mettre son veto était "très regrettable, eu égard non seulement aux conséquences éventuelles mais également à la menace elle-même".
Hans-Gert Pöttering a ajouté : "La Pologne plongera l'Europe dans la crise par ce veto. Aucun pays de petite ou moyenne taille ne devrait imposer sa volonté sur d'autre pays. C'est à elle-même que la Pologne nuira le plus si elle recours à ce veto".
Le président français Nicolas Sarkozy doit débattre de ses idées relatives à un nouveau "traité simplifié" à l'occasion d'une rencontre avec son homologue polonais à Varsovie le 14 juin 2007.