L’eurodéputé de centre droit s’est montré direct en disant que les dirigeants devraient se concentrer sur l’économie plutôt que sur le climat.
Nous allons devoir surmonter l’inertie des pratiques anciennes, et nous devons nous assurer que les futures législations ne seront pas les « tigres de papier » que nous avons eus dans le passé, a dit M. Florenz. Il a également insisté sur le fait que les investissements d’aujourd’hui sont à la base de la croissance de demain. Il s’agit de construire un nouveau modèle économique, a-t-il ajouté.
L’économie est là, a fait remarquer le vice-président de la délégation du Parlement européen aux discussions de Copenhague. Elle nous montre que les coûts immenses du combat contre le changement climatique seront compensés par le potentiel énorme de croissance que renferme la révolution dans le développement durable, l’énergie efficace, la production énergétique, la consommation et les transports, a-t-il dit.
M. Florenz considère en effet que les responsables devraient s’engager dans les discussions de manière plus similaire à ce qu’il se fait en matière de négociations commerciales. Le marché mondial des biens et services pauvres en carbone vaut déjà 5 billions de dollars, et devrait encore augmenter de 50 % dans les dix années à venir, a-t-il souligné.
La durabilité est la clé. Il ne s’agit pas seulement de protection climatique, mais du futur de notre industrie. Il s’agit d’emplois, a dit l’eurodéputé allemand, avant de constater que les pays industrialisées ne pouvaient pas seuls réduire leurs émissions : il leur faut des partenaires.
Financer l’action sur le changement climatique n’est pas de la seule responsabilité du monde développé, a argué M. Florenz, qui a souligné que ce financement ne pouvait pas faire partie de l’aide au développement.
Nous ne pouvons pas accepter que la lutte contre le changement climatique conduise à dévier l’argent des plus pauvres, a-t-il ajouté.
Décrivant la conférence climatique des Nations unies à Copenhague comme un moment historique, M. Florenz a appelé à une prise de décision historique. Prenant pour exemple les accords de Bretton Woods, qui mirent en place un système de gestion monétaire, et le plan Marshall qui a reconstruit l’Europe après la guerre, l’eurodéputé de centre droit a appelé à une action concrète.
J’ai souvent l’impression que nous ne voyons pas l’essentiel des discussions et que nous nous perdons dans des détails minimes et des débats complexes, a-t-il dit.
Karl-Heinz Florenz s’est confié à Daniela Vincenti-Mitchener.
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