Fredrik Reinfeldt, premier ministre suédois qui occupe actuellement le présidence semestrielle tournante de l’UE, a déclaré qu’il était confiant sur le fait que des fonds seraient trouvés.
Plus de la moitié des 27 Etats membres de l’UE ont déjà promis des fonds « fast start » (financements précoces) pour les trois prochaines années jusqu’à 2013, a-t-il expliqué.
Toutefois, le premier ministre suédois a averti que les contributions ne se feraient que sur une base volontaire, puisque certains pays connaissent des positions budgétaires difficiles.
Certains Etats membres de l’UE mettent en œuvre des programmes du Fonds monétaire international, en raison d’importants déficits budgétaires. Les contributions se feront sur une base volontaire, et plus de la moitié des Etats membres ont d’ores et déjà indiqué leurs financements, a affirmé M. Reinfeldt lors d’une conférence de presse hier (10 décembre) à Bruxelles.
- Royaume-Uni : le mois dernier, il s'est engagé à fournir 880 millions d’euros. Vendredi (11 décembre), il a dit qu'il était prêt à relever ce chiffre jusqu'à 1,65 milliards d'euros sur trois ans.
- France : elle a annoncée qu'elle mettrait à disposition 1,26 milliards d'euros sur la même période.
- Suède : environ 800 millions d’euros.
- Pays-Bas : 300 millions d’euros.
- Danemark : 160 millions d’euros.
- Espagne : 300 millions d'euros
- Finlande : 100 millions d'euros.
Certains pays représentent des sujets d’inquiétude au regard de leurs problèmes de dettes de plus en plus aigus, que certains attribuent en partie aux généreux programmes d’aide d’Etat visant à relancer l’économie européenne après la pire récession que le continent ait eu à subir depuis la Seconde Guerre mondiale.
Le problème de la dette grecque
La Grèce, membre de la zone euro qui compte 16 pays, était au centre de l’attention hier avec une dette estimée à 300 milliards d’euro, soit 125 % de son PIB. Le Pacte de stabilité et de croissance, qui gouverne la zone euro, limite les déficits publics à un maximum de 60 % du PIB.
Les dirigeants européens ont essayé d’apaiser les inquiétudes concernant la Grèce hier. Le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a déclaré qu’il excluait totalement une faillite de l’Etat grec. Le gouvernement prendra des mesures pour le court, le moyen et le long terme, a affirmé M. Juncker en marge de la rencontre du Parti populaire européen (PPE) à Bonn.
Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a déclaré jeudi qu’il était confiant par rapport à la capacité de la Grèce à surmonter ses problèmes de dette.
Après m’être entretenu avec le premier ministre grec George Papandreou, j’ai une pleine confiance en la Grèce pour réussir pleinement cet effort, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse après le premier jour du sommet des dirigeants européens.
Réticence des pays de l’est
D’autres pays de la zone euro comme l’Irlande ont adopté des budgets d’austérité afin d’améliorer leur problème de dette, alors que certains pays d’Europe de l’est en dehors de la zone euro, comme la Hongrie, obtiennent un soutien vital de la part du Fonds monétaire international (FMI).
D’autre part, la Pologne et d’autres Etats de l’est comme la Bulgarie ont déclaré qu’ils préféreraient recevoir de l’aide pour réduire leurs émissions de carbone plutôt que de s’engager à contribuer financièrement en faveur de nations plus pauvres en dehors de l’Europe.
L’Allemagne, le plus grand contributeur au budget européen, adopte la stratégie suivante : attendre les propositions de financement que les autres pays riches, comme les Etats-Unis, mettront sur la table des négociations à la Conférence climatique de l’ONU qui se tient actuellement à Copenhague.


