Un accord aurait été atteint, selon une source de la coalition se confiant à Reuters vendredi (9 juin), faisant référence à la loi sur la capture et le stockage du carbone (CSC).
Mais d’autres sources ont affirmé que l’accord ne tient compte que des sites test individuels, plutôt que d’adopter un cadre plus complet pour les CSC dans toute l’Allemagne.
Cette avancée a été atteinte lors d’une réunion des chefs de groupes parlementaires des chrétiens démocrates (de la chancelière Angela Merkel) et des sociaux démocrates (respectivement, Volker Kauder et Peter Struck) et du ministre de l’Environnement Sigmar Gabriel. Mercredi, les conservateurs ont déclaré prévoir un report du vote sur le projet de loi sur le CSC en raison des inquiétudes qu’il suscite.
La loi CSC ouvrirait la voie à un développement supplémentaire de la technologie qui vise à réduire la pollution des centrales électriques au charbon, en gardant du CO2 indéfiniment dans des installations de stockages souterraines.
La coalition a passé des mois entiers à marchander sur les règles qui réglementeront les efforts de services publics tels que E.ON, RWE et Vattenfall Europe pour le test et l’installation de la technologie, suffisamment tôt pour un usage commercial à large échelle après 2020.
Il faut un progrès fulgurant de la loi pour permettre à ces sociétés de respecter les délais de centrales pilotes, avant une production commerciale totale prévue en 2020, et pour permettre que le CO2 tiré des centrales soit acheminé jusqu’au lieu de stockage.
L’Allemagne tire 50 % de son énergie du charbon, mais sans les CSC elle ne sera pas capable de maintenir ce chiffre dans les années à venir, puisque les rigoureuses règles de l’UE qui visent à décourager les émissions de CO2 fixent des pénalités financières à la combustion traditionnelle de charbon.
Le groupe allemand d’importation de charbon VDKI, basé dans le port d’Hambourg tout en étant proche des industries lourdes de la région Rhin-Ruhr qu’il sert, s’inquiète de la durabilité de l’utilisation du charbon, sur un arrière-fond de critique de la pollution au dioxyde de carbone qu’elle cause.
Nous soutenons le contraire, avec les projets de meilleurs taux d’efficacité énergétique des centrales au charbon et le succès espéré de la capture et le stockage du CO2 dans les centrales avec un procédé testé mais non prouvé appelé CSC, a affirmé le président de VDKI, Erich Schmitz, lors d’une conférence la semaine dernière.
Les importations allemandes de houille d’Inde, de Chine et d’Indonésie chuteront probablement de 22 % cette année, en comparaison avec 2008, jusqu’à un total de 37,3 millions de tonnes, a déclaré le groupe d’importateurs VDKI.
Si de nouveaux bâtiments et les efforts en vue du CSC étaient combinés et couronnés de succès, les générateurs allemands au charbon pourraient réduire les émissions de CO2 jusqu’à 96 millions de tonnes par an avant 2015, contre 111 millions en 2008, a déclaré M. Schmitz.
L’Allemagne consomme de la houille à hauteur de 20 à 25 % de sa production annuelle d’énergie, en fonction de la demande et des combustibles concurrents. Elle a extrait 18,5 millions de tonnes de houille en équivalent, l’année dernière, mais ce chiffre pourrait retomber à 13 ou 14 millions de tonnes en 2009 en raison des projets d’abandon progressif à long terme, selon le VDIK.
Le lignite, une houille brune domestique extraite à peu de frais, occupe toujours une part stable de l’approvisionnement énergétique (un quart).
(EurActiv avec Reuters. Cet article a été traduit de l’anglais par EurActiv)

