D’après M. Borg, le plan d’action couvrira trois grands fronts : la sauvegarde de l’Arctique et de son écosystème, la promotion de l’utilisation durable des ressources et la question plus large de la gouvernance.
Un porte-parole de la Commission a indiqué à EurActiv que l’UE n’était pas sur le point de faire pression pour une nouvelle législation internationale sur l’Arctique. Cependant, il a ajouté que l’Union préfèrerait développer la coopération entre les parties intéressés. Il a toutefois pris garde de ne pas exclure une nouvelle législation dans le futur.
Se référant aux voies maritimes, à la pêche et à l’accès aux ressources, il a également indiqué que : « Nous ne sommes pas convaincus d’avoir besoin ou non d’une nouvelle législation ». M. Borg a expliqué qu’une image plus claire pourrait apparaître après la conférence européenne sur l’Arctique (prévue à Monaco le 9 novembre). Une communication de la Commission doit d’ailleurs être publiée suite à cette conférence.
En réalité, c’est la première fois que l’UE est invitée à ce genre de conférence, organisée par le Conseil des ministres nordiques (Danemark, Finlande, Suède, Norvège et Islande). Ce sont les défis du changement climatique ainsi que les nouvelles possibilités d’exploitation des ressources naturelles préservées de la région qui poussent l’UE à s’intéresser à l’Arctique. L’Union était représentée à Ilulissat par le commissaire Borg, par un vice-président du Parlement européen et par un ambassadeur français représentant la présidence de l’UE.
La Russie pas à l’ordre du jour
Se référant au problème du drapeau planté par la Russie sur le fond marin du pôle Nord, le représentant de la Commission a précisé que la conférence n’était pas une réponse à des événements, mais plutôt une réponse au changement climatique.
La Russie était représentée à la conférence par un ambassadeur itinérant. Mais les représentants de la Commission ont quitté le Groenland avant qu’il ne n’ait pu apporter sa contribution. Par ailleurs, ils n’ont eu aucun contact bilatéral avec lui.
Le Canada et les Etats-Unis mettent en garde contre un éventuel conflit
Le ministre canadien des Affaires étrangères David Emerson a récemment fait part de ses inquiétudes concernant le survol illégal de l’espace aérien canadien par des avions russes. Il a ajouté que son pays traitait ce type d’activités dans le contexte des récentes actions russes en Géorgie.
Un haut commandant des garde-côtes américains a exprimé des inquiétudes similaires. Sur la BBC, le vice amiral Gene Brooks, chargé des garde-côtes de la vaste région de l’Alaska, a appelé à la conclusion d’un accord. Il a d’ailleurs mis en garde contre le risque de conflit en Arctique à moins de résoudre les querelles à propos des frontières internationales.



