- Un environnement marin en mutation
Les membres du panel américain ont évoqué une multitude d'activités liées au changement climatique. Depuis janvier 2007 seules neuf lois sur le changement climatique ont été proposées et 75 audiences portant sur le changement climatique ont eu lieu à Washington DC.
L'accroissement de l'intérêt de l'Etat fédéral américain pour le sujet se reflète au niveau des Etats et dans le monde des affaires. D'Est en Ouest, les gouverneurs des Etats s'engagent à soutenir le système d'échange de quotas d'émissions de carbone, à commencer par le gouverneur républicain de Californie, Arnold Schwarzenegger. Le partenariat américain pour une initiative sur le climat, plaidant en faveur d'une législation harmonisée sur le changement climatique au niveau fédéral, compte parmi les plus grandes entreprises telles que DuPont et Shell et apparaît comme un groupe de pression des affaires d'importance croissante.
- Vers l'après-Kyoto
Les membres du panel américain ont convenu qu'alors que les Etats-unis devaient montrer la voie et jouer un rôle central dans le cadre des efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique, de tels efforts devaient être "flexibles" en termes de délai et de définition des engagements. Faisant référence aux engagements pris par le président américain G. W. Bush lors du sommet du G8, les membres du panel ont reconnu qu'un accord ne pouvait reposer sur le volontariat et qu'il devait inclure des mesures contraignantes permettant d'instaurer foi et confiance dans le système.
Néanmoins, les membres du panel ont également rappelé au public européen que l'Europe devait avoir une vision "réaliste" de ce qui était "politiquement possible" aux Etats-Unis, précisant que un des projets de loi les plus ambitieux, visant à réduire les émissions pour atteindre les niveaux de 1990 d'ici 2020, circulait actuellement au Congrès.
- Echange de quotas d'émissions de l'UE
Le panel américain a dans l'ensemble salué les efforts de l'Europe dans la lute contre le changement climatique. Il a toutefois signalé que le système communautaire d'échange de quotas d'émissions (ETS) était souvent présenté à Washington comme un échec et que les informations relatives à l'ETS étaient détournées à des fins politiques. Les intervenants ont insisté sur le fait que les Américains avaient besoin d'informations précises sur l'ETS pour empêcher le détournement politique tout en encourageant la création d'un système semblable aux Etats-Unis.



