EurActiv Logo
 
6 juillet 2008
Breaking News:

Sections

Mini Sections

Le changement climatique pourrait mettre fin à la mondialisation [FR][en

Publié: jeudi 8 novembre 2007   

Le changement climatique pourrait mettre fin à la mondialisation d’ici 2040, d’après un nouveau rapport de hauts experts en sécurité nationale. Les pays se replient en effet sur eux-mêmes pour préserver leurs ressources alors qu’éclatent de nouveaux conflits liés au climat.

D’après le rapport « The Age of Consequences » (le temps des conséquences), réalisé par le Center for Strategic and International Studies (CSIS, Centre des études internationales et stratégiques) aux Etats-Unis, la rareté des ressources pourrait dicter les termes des relations internationales dans les années à venir, car les pays riches pourraient traverser un processus de 30 ans, au cours duquel ils abandonneraient peu à peu les pays pauvres. 

Au début du mois d’avril, l’ONU avait déjà conclu que les régions les plus pauvres du monde seront celles qui souffriront le plus du réchauffement climatique (EurActiv 10/04/07).

Pour Leon Fuerth, ancien conseiller pour la sécurité nationale du l’ancien vice-président Al Gore et l’un des auteurs du rapport du CSIS, certaines des conséquences du changement climatique pourraient entraîner la fin de la mondialisation telle que nous la connaissons, différentes régions du monde se repliant sur elles-mêmes pour conserver ce dont elles ont besoin pour survivre.

Ces dernières prévisions font suite à un rapport d’un think tank américain composé de militaires, paru en avril, qui établissait un lien entre le réchauffement climatique et le terrorisme et demandait que la politique de lutte contre le changement climatique soit intégrée dans les politiques de défense et de sécurité nationale (EurActiv 17/04/07). 

M. Fuerth estime que les types de haine qui se développent entre les différents groupes seront accentués lorsque ces groupes essaieront de se déplacer vers des zones plus clémentes sur la planète.

Supposant que la température de la Terre augmente de 1,3 degré Celsius et le niveau de la mer d’environ 23 centimètres (neuf pouces) d’ici 2040, le rapport prédit un scénario dans lequel les individus et les nations seront menacés par d'importantes pénuries d'eau et de nourriture, des catastrophes naturelles dévastatrices et des épidémies mortelles. Ce scénario, avertit le rapport, pourrait se produire même si les Etats-Unis participent à un système mondial de limitation et d’échange de quotas d’émissions de CO2.

Un rapport de juillet du Conseil américain du pétrole (US National Petroleum Council) avait prévu que les Etats-Unis auraient à diversifier leurs sources d’approvisionnement en énergie et réduire leurs émissions de CO2 pour s’attaquer au futur problème de l’approvisionnement en pétrole. (EurActiv 19/07/07). 

Le rapport du CSIS prévoit également des migrations intérieures et transfrontalières liées au changement climatique, particulièrement en Asie du sud, en Afrique et en Europe, dans la mesure où les gens seront obligés de se déplacer pour chercher de la nourriture et de l’eau, et pour fuir face à l’élévation du niveau des mers et aux inondations, aux sécheresses et aux tempêtes plus fréquentes.

Selon les prévisions du rapport de John Podesta, ancien directeur d'équipe du président Bill Clinton et président du think tank pour le progrès américain (American Progress think tank), au Moyen-Orient, les politiques de l’eau seront déterminantes, le Jourdain créant un lien physique entre les intérêts de la Syrie, du Liban, de la Jordanie, d’Israël et de l’Autorité palestinienne. 

Liens

Lettres à l'éditeur
Limits to growth? Hush!
André Sautou, France
CCS must happen quickly
Patrick Clerens, Secretary General, EPPSA
Advertising
Advertising