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Changement climatique : Sarkozy cherche à rallier les pays membres de l’Est [FR][en][de

Publié: mardi 2 décembre 2008   

Ce week-end, le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays occupe actuellement la présidence de l’UE, tentera en dernier recours d’obtenir l’assentiment des pays orientaux de l’Union à propos du paquet européen sur le changement climatique, ont indiqué des sources à EurActiv. Cette démarche intervient avant le sommet européen crucial des 11 et 12 décembre. 

Contexte:

Le 23 janvier 2008, la Commission a présenté une série de propositions visant à transformer en lois les engagements politiques pris par les Etats membres en mars 2007 : réduire les émissions de CO2 et de gaz à effet de serre de 20 % d’ici 2020 et faire passer la part des énergies renouvelables à 20 % de la consommation de l’Union dans le même laps de temps.

Le paquet « énergie et climat »  se concentre essentiellement sur deux propositions. L’une destinée à réviser et à renforcer le système européen d’échange de quotas d’émission (ETSexternal ) – le pilier de la politique européenne de lutte contre le changement climatique ; l’autre soulignant comment les Etats membres devraient diviser l’effort en matière de partage des réductions d’émissions de CO2 dans des secteurs non touchés par le système ETS.

Le paquet renferme également une proposition sur un cadre juridique pour réguler le stockage souterrain du CO2 capté au cours de la génération d’électricité 

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Autres articles:

La rencontre aura lieu dans le cadre d’un repas organisé par le Premier ministre polonais Donald Tusk le samedi 6 décembre à Gdansk (Pologne). 

Les deux dirigeants seront rejoints par les Premiers ministres de la Bulgarie, de la République tchèque, de l’Estonie, de la Hongrie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Roumanie et de la Slovaquie. 

Hier 1er décembre, M. Tusk a fait des déclarations optimistes, insistant sur le fait que l’Union était très proche de conclure un accord sur le paquet climat et énergie. La Pologne a récemment proposé des concessions sur la paquet, suscitant l’appréhension d’autres Etats membres qui craignent que la France, qui occupe actuellement la présidence du Conseil européen jusqu’à la fin de l’année, ne démonte une partie de la l’architecture fondamentale de la proposition initiale de la Commission européenne visant à conclure un accord avant la fin 2008 (EurActiv 27/11/08external ). 

La Bulgarie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumaie et la Slovaquie souhaitent également davantage de reconnaissance pour leurs efforts de réduction de CO2 déjà accomplis. Au cours du sommet européen du 15 octobre, ces pays avaient présenté un document conjoint, qui indiquait que quel que soit l’accord climatique conclu, il devra respecter les différences de potentiel économique des Etats membres (EurActiv 16/10/08).

Même s’il a déjà obtenu un accord avec son hôte polonais Donald Tusk, il est plus difficile de déterminer quelles concessions M. Sarkozy est prêt à accorder aux autres pays d’Europe de l’Est. Un diplomate d’un petit pays de l’UE a indiqué à EurActiv qu’il s’attendait encore à un compromis puisque le partage actuel des charges est considéré comme injuste par le groupe des pays de l’Est.

Au cas où aucun accord n’est décroché lors du sommet des 11 et 12 décembre, c’est la République tchèque qui héritera du dossier sur le changement climatique. Même si le pays n’est pas particulièrement actif sur ce dossier et que Prague ne s’est pas battu aux côtés du reste du groupe des pays de l’Est pour obtenir un traitement de faveur, des diplomates ont indiqué que la France souhaitait à tout prix clore le dossier au cours de sa présidence. 

Dernièrement, la presse polonaise a même annoncé qu’un sommet extraordinaire de l’UE pourrait se tenir le 27 décembre à Bruxelles en vue de finaliser l’accord sur le changement climatique. 

Positions:

A la veille du sommet de Gdansk, le World Wildlife Fund (WWF) a appelé les dirigeants d’Europe de l’Est à opter pour les avantages des économies à faibles émissions de CO2 au lieu d’essayer de promouvoir encore des émissions considérables et un modèle économique vieux d’un siècle.

Les pays d’Europe de l’Est disposent d’une occasion unique de décider s’ils veulent appartenir au groupe de tête qui se tourne vers une économie à faibles émissions de CO2, ou aux pays à la traîne avec des économies fondées sur des modèles du passé, a indiqué Delia Villagrasa, conseillère de haut niveau auprès du WWF. Le pays hôte de la conférence de l’ONU a l’obligation de proposer des mesures pour garantir un avenir climatique plus sûr. 

Les pays d’Europe de l’Est peuvent également tirer profit des prochaines négociations budgétaires de l’UE pour garantir que les milliards qui leur sont alloués soient en grande partie utilisés dans des mesures visant à améliorer l’efficacité énergétique, qui permettra d’augmenter les normes en matière de niveau de vie et de réduire les problèmes liés à la pénurie de carburant. Il ne s’agit pas d’un manque d’argent, mais de volonté politique, a souligné Mme Villagrasa. 

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