La rencontre aura lieu dans le cadre d’un repas organisé par le Premier ministre polonais Donald Tusk le samedi 6 décembre à Gdansk (Pologne).
Les deux dirigeants seront rejoints par les Premiers ministres de la Bulgarie, de la République tchèque, de l’Estonie, de la Hongrie, de la Lettonie, de la Lituanie, de la Roumanie et de la Slovaquie.
Hier 1er décembre, M. Tusk a fait des déclarations optimistes, insistant sur le fait que l’Union était très proche de conclure un accord sur le paquet climat et énergie. La Pologne a récemment proposé des concessions sur la paquet, suscitant l’appréhension d’autres Etats membres qui craignent que la France, qui occupe actuellement la présidence du Conseil européen jusqu’à la fin de l’année, ne démonte une partie de la l’architecture fondamentale de la proposition initiale de la Commission européenne visant à conclure un accord avant la fin 2008 (EurActiv 27/11/08).
La Bulgarie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumaie et la Slovaquie souhaitent également davantage de reconnaissance pour leurs efforts de réduction de CO2 déjà accomplis. Au cours du sommet européen du 15 octobre, ces pays avaient présenté un document conjoint, qui indiquait que quel que soit l’accord climatique conclu, il devra respecter les différences de potentiel économique des Etats membres (EurActiv 16/10/08).
Même s’il a déjà obtenu un accord avec son hôte polonais Donald Tusk, il est plus difficile de déterminer quelles concessions M. Sarkozy est prêt à accorder aux autres pays d’Europe de l’Est. Un diplomate d’un petit pays de l’UE a indiqué à EurActiv qu’il s’attendait encore à un compromis puisque le partage actuel des charges est considéré comme injuste par le groupe des pays de l’Est.
Au cas où aucun accord n’est décroché lors du sommet des 11 et 12 décembre, c’est la République tchèque qui héritera du dossier sur le changement climatique. Même si le pays n’est pas particulièrement actif sur ce dossier et que Prague ne s’est pas battu aux côtés du reste du groupe des pays de l’Est pour obtenir un traitement de faveur, des diplomates ont indiqué que la France souhaitait à tout prix clore le dossier au cours de sa présidence.
Dernièrement, la presse polonaise a même annoncé qu’un sommet extraordinaire de l’UE pourrait se tenir le 27 décembre à Bruxelles en vue de finaliser l’accord sur le changement climatique.



